Hunger Games : La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur

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« C’est l’espoir qui nous a fait tenir pendant les moments difficiles, et c’est l’espoir encore qui te soutiendra aujourd’hui. »

Auteur : Suzanne Collins

Année : 2020

Editeur : Pocket Jeunesse

Nombre de pages : 604

Histoire : « C’est le matin de la Moisson qui doit ouvrir la dixième édition annuelle des Hunger Games. Au Capitole, Coriolanus Snow, dix-huit ans, se prépare à devenir pour la première fois mentor aux Jeux. L’avenir de la maison Snow, qui a connu des jours meilleurs, est désormais suspendu aux maigres chances de Coriolanus. Il devra faire preuve de charme, d’astuce et d’inventivité pour faire gagner sa candidate. Mais le sort s’acharne. Honte suprême, on lui a confié le plus misérable des tributs : une fille du district Douze. Leurs destins sont désormais liés. Chaque décision peut les conduire à la réussite ou à l’échec, au triomphe ou à la ruine.
Dans l’arène, ce sera un combat à mort. »

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Ayant adoré la trilogie Hunger Games que j’ai lu il y a des années, j’étais vraiment curieuse de découvrir ce préquel !

L’histoire se passe plus d’un demi-siècle avant les événements de la trilogie. Coriolanus Snow, le vieux président cruel et vicieux de Hunger Games, est ici un jeune adolescent de 18 ans, et cela fait à peine une dizaine d’années que les Hunger Games existent. On découvre ici un jeune homme dont la famille a des problèmes d’argent suite à la guerre contre les districts, et qui essai du mieux qu’il peut de remonter la pente, tout en sauvant les apparences. Cette apparence, qu’il tend à garder lisse, en prend un coup lorsqu’il se retrouve être le mentor de Lucy Gray, une jeune fille du District 12, l’un des districts les plus pauvres. Mais Snow est motivé à faire d’elle une gagnante et à ne pas entacher sa réputation.

J’ai apprécié la personnalité de Lucy mais sans plus. Je ne me suis pas attachée à elle, et elle ne pas touchée plus que cela. D’ailleurs je l’ai trouvée assez effacée. En ce qui concerne Coriolanus Snow, j’avais le souvenir de quelqu’un de très cruel, calculateur, manipulateur et ambitieux. Sauf qu’ici, je n’ai pas ressenti tout cela. Oui, il est froid et veut parvenir à ses fins, mais je n’ai pas ressenti cette personnalité détestable comme dans la trilogie. Il reste un personnage peu appréciable, mais c’est assez flou. Je regrette qu’on soit autant resté en surface sur sa personnalité qui aurait pu être un peu plus travaillée.

Il y a une partie où on assiste à ce qu’il se passe dans l’arène du point de vu des mentors via les écrans, mais c’est évidemment moins palpitant que dans la trilogie. Même s’il se passe une scène dans l’arène où j’ai retenu mon souffle, franchement niveau action c’est moyen. Et puis j’ai trouvé la partie des Hunger Games trop rapide, et je n’ai pas réussi à retrouver cette ambiance impitoyable et malsaine, malgré que le Capitole soit toujours aussi impitoyable. Je ne me suis attaché à aucun personnage ici. Il y a juste un personnage que j’ai trouvé un peu agaçant au début mais qui, par la suite, m’a fait ressentir un peu de pitié, mais c’est tout. 

J’ai aimé les références à la saga principale, comme les chansons et les fleurs de katniss. D’ailleurs, les chansons étaient un peu trop présentes à mon goût, j’avoue que pour certaines je les lisais en diagonale. 

A part cela, je trouve qu’il y a beaucoup de longueurs, le rythme est lent, et même si j’aime pas faire ça j’ai quand même sauté quelques lignes parfois, car c’était beaucoup trop long à mon goût. Il y a des aspects intéressants dans ce livre et on découvre le tout début des Hunger Games, mais encore une fois toutes ces longueurs, particulièrement dans la troisième partie. 

Un tome qui était loin d’être indispensable, je m’attendais à quelque chose d’un peu plus palpitant. C’est pas hyper mauvais ou quoi, mais je suis restée sur ma faim. Dommage.

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Tu ne m’as laissé que notre histoire

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« Si je veux survivre à la journée d’aujourd’hui, à celle de demain et à toutes celles qui vont suivre, il faut que je reprenne tout depuis le début, depuis l’époque où on était deux garçons qui ont appris à se connaître en faisant des puzzles et ont fini par tomber amoureux. »

Auteur : Adam Silvera

Année : 2017

Editeur : Robert Laffont

Nombre de pages : 418

Histoire : « Tu m’avais fait la promesse de ne jamais mourir… Tu ne l’as pas tenue. Tu ne m’as laissé que notre histoire.?
La mort ne prévient jamais. Lorsque Griffin apprend la disparition brutale de Theo, son premier amour, son univers volet en éclats. Bien que Theo ait déménagé en Californie pour ses études et ait commencé à fréquenter Jackson, Griffin n’a jamais douté qu’il reviendrait un jour vers lui. À présent, l’avenir qu’il s’imaginait a changé du tout au tout et le vide laissé par Theo demande à être comblé… »

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Ayant adoré Et ils meurent tous les deux à la fin, j’étais curieuse de découvrir ce que Adam Silvera allait nous réserver à nouveau dans cette histoire.

Theo et Griffin sont deux jeunes adolescents qui vont tomber amoureux et vivre une relation magique et fusionnelle. Mais lorsque Theo doit partir vivre de l’autre côté des Etats-Unis pour ses études, Griffin préfère mettre fin à cette relation pour ne pas le freiner dans ses projets, mais tout en restant en contact avec lui et étant convaincu qu’ils se remettraient ensemble un jour. Mais rapidement, Theo se met à fréquenter un autre garçon, avant de décéder brutalement, laissant Griffin complètement démuni

On a droit à une histoire dramatique, où on alterne entre le passé et le présent de nos personnages, on découvre un passé tout d’abord idyllique, qui permet de découvrir leurs souvenirs, toutes leurs premières fois et tous les bons moments qu’ils ont vécu ensemble, mais petit à petit on arrive à ce présent plus sombre. Griffin est un personnage attachant, on partage facilement ses émotions, sa tristesse, sa colère et sa culpabilité face à la perte de celui qu’il aimait. C’est un personnage que j’ai trouvé profondément humain, son amour et sa dévotion pour Theo sont touchants, et il représente aussi toute cette complexité qu’un drame peut provoquer chez quelqu’un. En fait, tous les personnages de ce livre sont attachants même s’ils ne sont pas parfaits, chacun gère les choses à sa manière, chacun a ses qualités et ses défauts qui les rend authentique.

Il est vrai que le rythme est assez lent, l’histoire met du temps à avancer c’est un peu dommage. En revanche par la suite le rythme s’accélère et on apprend un peu plus de choses.

A nouveau l’écriture à la fois simple et poétique d’Adam Silvera m’a séduite. Il aborde des sujets difficile comme la mort et le deuil d’une très jolie manière et nous montre que même si nous sommes au fond du gouffre il est possible de voir la lumière au bout du tunnel.  

Même si j’ai préféré Et ils meurent tous les deux à la fin Adam Silvera a su me toucher à nouveau avec cette histoire à la fois triste, belle et émouvante. 3097126999_1_5_lcQlbO583217370007_1_2_KUHvKNKD

La ville sans vent

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« La vie est si fantasque qu’on s’étonne parfois de la voir se conformer, malgré les hasards et les incertitudes, à un plan décidé des années auparavant. »

Auteur : Eléonore Devillepoix

Année : 2020

Editeur : Hachette

Nombre de pages : 442

Histoire : « A dix-neuf ans, Lastyanax termine sa formation de mage et s’attend à devoir gravir un à un les échelons du pouvoir, quand le mystérieux meurtre de son mentor le propulse au plus haut niveau d’Hyperborée.
Son chemin, semé d’embûches politiques, va croiser celui d‘Arka, une jeune guerrière à peine arrivée en ville et dotée d’un certain talent pour se sortir de situations périlleuses. Ca tombe bien, elle a tendance à les déclencher…
Lui recherche l’assassin de son maître, elle le père qu’elle n’a jamais connu. Lui a un avenir. Elle un passé. Pour déjouer les complots qui menacent la ville sans vent, ils vont devoir s’apprivoiser. »

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Je vais être claire tout de suite : J’ai accroché dès les premières lignes ! La plume de l’autrice m’a séduite très rapidement. Et si vous commencez à me connaître, vous savez que c’est déjà un excellent point.

L’histoire se passe principalement dans la ville d’Hyperborée, une ville sans vent (ce petit détail a son importance) et pleine de mages, où les classes sociales ont leur importance. En effet, la ville est coupée en sept partie situées en hauteur, et évidemment plus t’es en haut et plus tu pèses dans le game. Il y a d’ailleurs un détail qui m’a fait ouvrir de grands yeux, puis sourire, car c’est beaucoup trop mignon et génial : pour changer de niveau à Hyperborée, on se déplace à dos de tortue ! Oui, de tortue ! J’adore l’idée, c’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça signifie beaucoup.

Lastyanax est donc un jeune mage devenu Ministre qui, entre complot et trahison, cherche à découvrir qui se cache derrière la mort mystérieuse de son mentor. Arka, quant à elle, est une jeune fille de 13 ans possédant des pouvoirs ainsi qu’un fort caractère. A la recherche de son père qui vivrait apparemment dans la ville, elle entre à Hyperborée, où elle va user de son intelligence pour atteindre le septième niveau et ainsi devenir la disciple de Lastyanax. La relation entre nos deux personnages ne commence pas de la meilleure des façons, tout semble les opposer, mais ils vont être amenés à former une équipe et à se faire confiance pour faire face à ce qui se trame à Hyperborée.

Les descriptions sont joliment détaillées, les personnages ont du potentiel et à nouveau j’ai rapidement accroché avec eux. Nous partageons d’ailleurs la narration avec les deux personnages principaux, mais également d’autres personnages secondaires qui viennent se rajouter et dont les points de vue ont également leur importance.

J’ai trouvé l’histoire et l’intrigue passionnantes, les personnages sont attachants, le style d’écriture est accrocheur. Je ne me suis pas ennuyée, il se passe toujours quelque chose. Il y a quelques temps mort certes, mais pas assez pour casser le rythme. Un premier tome prometteur, j’ai hâte de voir où tout cela vous nous mener.

Un grand merci aux éditions Hachette pour l’envoi !Capture d’écran (205)20190126_180002

Aurora Squad

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« Grâce à l’Ellipse, l’impossible est devenu possible.
Le truc, c’est que l’impossible a toujours un prix. »

Auteur : Amie Kaufman & Jay Kristoff

Année : 2019

Editeur : Casterman

Nombre de pages : 514

Histoire : « 2380, quelque part dans la galaxie. Tyler, jeune pilote prometteur, est impatient de former l’escadron de ses rêves. Alors qu’il sort faire un tour dans l’espace pour se calmer les nerfs avant l’Affectation, il tombe nez à nez sur un vaisseau disparu depuis des années. A bord, Aurora, une jeune fille cryogénisée depuis 200 ans… Commence pour Tyler une odyssée dangereuse où il devra protéger Aurora de ceux qui la traquent pour une raison inconnue. Et diriger une bande d’anti-héros fantasques et courageux, insolents et sarcastiques… Et si le sort de l’humanité dépendait de sept têtes brûlées à l’humour ravageur ? »

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Nous nous retrouvons dans un space-opera, des siècles après le notre. Alors que Tyler découvre Aurora, cryogénisée à bord d’un vaisseau abandonné depuis deux siècles, cette dernière se réveille et se retrouve pourchassée sans savoir pourquoi. De ce fait, Tyler et son équipe se retrouvent en cavale, bravant l’interdit pour la protéger, non sans difficulté.

Nous avons droit à une équipe de bras cassés qui ne manque pas d’humour et de sarcasme. Pour ce qui est des personnages, je ne me suis pas attachée tant que cela à eux, même si j’ai trouvé certains sympathiques, d’autres m’ont un peu agacée. La narration est partagée entre les sept membres du squad, ce qui m’a moyennement plut car je les confondais parfois, et y en a que j’ai trouvé sans grand intérêt. L’histoire en elle-même n’est pas mauvaise, mais ça manque d’originalité pour un univers comme celui-ci. Certains passages étaient plutôt intéressants, d’autres moins, et les révélations m’ont parues prévisibles. Comme je l’ai dis plus haut, l’humour et le sarcasme sont présents, mais pour l’humour je n’ai pas accroché plus que cela, il n’y a rien d’exceptionnel, mais ça plaira sans doute à certains. 

Néanmoins, l’action est présente et l’univers est intéressant, entre voyage dans l’espace, batailles de vaisseaux, extraterrestres… C’est surtout vers la fin que j’ai éprouvé un intérêt plus poussé pour l’histoire, et le cliffhanger donne envie de savoir ce qui va arriver à nos héros et où tout cela va nous mener.

Une lecture appréciable, mais on est loin du coup de coeur. Mais je lirais sans doute la suite par curiosité. 

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« La nature humaine fonctionne ainsi : lorsqu’on perd la force de se battre pour soi-même, on trouve l’énergie de sauver ses prochains. »

Auteur : Neal & Jarrod Shusterman

Année : 2018

Editeur : Robert Laffont

Nombre de pages : 450

Histoire : « Avez-vous déjà eu vraiment soif ?
La sécheresse s’éternise en Californie et le quotidien de chacun s’est transformé en une longue liste d’interdictions : ne pas arroser la pelouse, ne pas remplir sa piscine, limiter les douches… Jusqu’à ce que les robinets se tarissent pour de bon. La paisible banlieue où vivent Alyssa et sa famille vire alors à la zone de guerre. Soif et désespoir font se dresser les voisins les uns contre les autres. Le jour où ses parents ne donnent plus signe de vie et où son existence et celle de son petit frère sont menacées, Alyssa va devoir faire de terribles choix pour survivre au moins un jour de plus. »

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Je connaissais déjà Neal Shusterman grâce à La Faucheuse et j’étais curieuse de voir ce que lui et son fils nous réservaient dans cette histoire. Et bien je n’ai pas été déçue, loin de là !

J’ai été happée par l’histoire dès les premières pages. L’écriture est fluide, on est directement plongé dans le vif du sujet. Il faut admettre que ce roman dénonce un fait dramatique dont on n’est pas à l’abri par les temps qui courent. De plus, cette situation permet de faire réfléchir sur nos valeurs et nos actions en temps de crise, et je pense que c’est plus que d’actualité en ce moment ! Nous voyons ce que l’humain est capable de faire pour quelques gouttes d’eau, et croyez-moi c’est pas beau à voir.

Nous suivons différents points de vue sur des personnages qui tentent de survivre du mieux qu’ils peuvent durant cette crise. Les rebondissements n’en finissent pas, nos protagonistes sont confrontés à des choix terribles, et les pages défilent toutes seules tant on a envie de savoir ce qu’il va leur arriver. Ils essaient de rester lucides mais sont parfois rattrapés par leur instinct de survie. D’ailleurs j’ai trouvé chaque point de vue intéressants, chose assez rare.

Malgré que ce soit un roman jeunesse, les auteurs sensibilisent sur un sujet important qui pourrait nous arriver dans quelques années. Je sais pas pour vous, mais depuis la crise du coronavirus je m’attends à tout, je pense que ce genre de choses pourraient arriver même plus rapidement que l’on pense, et c’est effrayant. C’est vrai que laisser l’eau couler pour rien ou prendre une douche pendant une heure peut paraitre anodin, jusqu’à ce que l’on soit confronté à une pénurie d’eau et que tout le monde se transforme en « zombie assoiffés » prêts à tout pour un peu d’eau à boire.

Un livre avec un sujet essentiel que je conseille !

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Gardiens des Cités Perdues – Tome 1

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« Promets-moi d’être une jeune fille de treize ans normale et heureuse. D’aller en cours. De te faire des amis. De t’enticher de garçons. De t’amuser. Et non de t’inquiéter de messages secrets, complots ou rébellions. »

Auteur : Shannon Messenger

Année : 2014

Editeur : Lumen / Pocket Jeunesse

Nombre de pages : 488

Histoire : « Depuis des années, Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l’école, où elle n’a pas besoin d’écouter les cours pour comprendre. La raison ? Elle est dotée d’une mémoire photographique… Mais ce n’est pas tout : ce qu’elle n’a jamais révélé à personne, c’est qu’elle entend penser les autres comme s’ils lui parlaient à voix haute. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d’Histoire naturelle quand un étrange garçon l’aborde. Dès cet instant, la vie qu’elle connaissait est terminée : elle n’est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers, qu’elle a quitté douze ans plus tôt. L’y attendent une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle ? Pourquoi l’a-t-on cachée dans le monde des humains ? Pourquoi n’a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé ? »

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Un livre qui traînait depuis un moment dans ma PAL, et que je regrette un peu d’avoir laissé de côté. Je ne vais pas résumer car tout est déjà dit dans le synopsis.

Premier point positif, l’action démarre assez vite, et nous voilà plongé dans un monde ensorcelant ! L’autrice nous présente un univers riche qui ne demande qu’à être exploré davantage. 

Les personnages sont bien développés, de plus Sophie est un personnages principal attachant et entouré de mystères. Sa nouvelle vie dans les Cités Perdues va la mener à découvrir de nouvelles amitiés mais aussi des rivalités, et nous avons droit à une flopée de personnages ayant du potentiel, que ce soit au niveau des enfants ou des adultes.

Le rythme reste assez dynamique, je n’ai pas ressenti de longueur. Le suspense est omniprésent autour de Sophie, que j’ai d’ailleurs appréciée. Elle est courageuse et pleine de vie, on arrive facilement à partager ses émotions, et on ne peut avoir que de l’empathie pour elle lorsqu’elle est obligée de quitter son monde et la seule famille qu’elle ai connu. Certains aspects m’ont légèrement rappeler Harry Potter, comme lorsqu’on découvre les cours que doit apprendre Sophie dans sa nouvelle école. Malgré que ce soit une lecture jeunesse j’ai réussi à accrocher avec l’histoire, je n’avais pas l’impression de lire quelque chose de trop enfantin tant l’histoire est bien menée, j’ai vraiment apprécié cette lecture. Toutes ces questions laissées sans réponses dans ce premier tome donne immanquablement envie de lire la suite.

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Je t’ai rêvé

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« Je ne pouvais me payer le luxe de prendre la réalité pour acquise. Je ne peux pas dire que je détestais tous ceux qui le faisaient, puisque c’était le cas du monde entier. Je ne détestais personne. C’est juste que je vivais dans mon monde. Mais ça ne m’a jamais empêchée de souhaiter vivre dans celui des autres. »

Auteur : Francesca Zappia

Année : 2015

Editeur : Robert Laffont

Nombre de pages : 442

Histoire : « La folie est son quotidien, rien ne la préparait à être « normale ».
– On joue au jeu des vingt questions ? – OK , mais c’est moi qui les pose cette fois. – Ça marche. – Si je devine en moins de cinq questions, je serai vraiment déçue. Il esquisse un sourire et répond : – Ne m’insulte pas. – Est-ce que tu es vivant ? – Oui. – Tu habites ici ? – Oui. – Je te connais ? – Oui. – Est-ce que je t’ai rêvé ? »

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Nous suivons Alexandra, dite Alex, qui essaye tant bien que mal de vivre comme une adolescente normale. Mais une chose l’en empêche : sa maladie. Alex a été diagnostiquée schizophrène à un très jeune âge. Difficile pour elle de créer des relations et de vivre sereinement, entre ses hallucinations et sa paranoïa. Alors qu’elle entre en terminale dans un nouveau lycée, pas question de se faire passer pour la fille malade et bizarre, elle va tenter de se fondre dans la masse afin de finir son année sans trop de problèmes. Dans ce nouveau lycée, elle va croiser la route de Miles, un garçon qu’elle pense avoir connu des années plus tôt. Cette rencontre va la troubler. Miles, dont les yeux bleus l’avait marquée, était-il bien réel ? L’avait-elle rêvé pendant tout ce temps ? Faisait-il parti d’une énième hallucination ?

Tout d’abord, j’ai aimé le fait de me retrouver dans la tête d’Alex, à se demander si telle ou telle chose est bien réelle, si son cerveau ne lui joue pas des tours, on en vient à douter tout comme elle et ça nous pousse à rester sur nos gardes, bien qu’on devine assez rapidement que certaines choses ne puissent pas être vraies… C’est un aspect intéressant du livre. De plus, j’ai trouvé Alex attachante. Elle tente de rester lucide malgré ses hallucinations, elle a du franc-parler et n’hésite pas à tourner les choses en dérision. J’ai même fini par apprécier Miles, et c’était pas gagné.

Par la suite, Alex et Miles vont devoir mener une enquête au sein du lycée, liée à un événement dramatique survenu des années plus tôt. Cette intrigue, un peu beaucoup WTF, tourne autour du directeur du lycée et le tableau des scores du gymnase… Ouais, dit comme ça, ça paraît déjà bizarre. J’ai trouvé cela peu crédible, et je pense que c’était là uniquement pour faire rebondir l’histoire. Certaines choses étaient prévisibles et too much. En bref, cette partie-là de l’histoire était vraiment bizarre.

De plus je regrette que la maladie d’Alex ne soit pas un peu plus exploitée. Pour une héroïne qui se démarque par sa schizophrénie, ça méritait d’être un peu plus développer. Hormis l’intrigue chelou autour du directeur, cela reste assez simpliste. Sans la maladie mentale, ce serait l’histoire banale d’une adolescente qui tente de s’intégrer dans un nouveau lycée. J’ai trouvé la relation entre Alex et Miles mignonne, mais ça s’arrête là. En revanche il y a une découverte à laquelle je ne m’attendais pas, et qui montre la cruelle réalité à laquelle peuvent être confrontées les personnes schizophrènes. 

Une lecture sympathique mais sans plus.

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La Faucheuse – Tome 2 : Thunderhead.

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« Et chaque fois que j’assiste au comportement cruel d’un faucheur corrompu, j’ensemence des nuages dans le ciel et je fais pleurer le pluie. Parce que la pluie, ce sont mes larmes à moi. »

Auteur : Neal Shusterman

Année : 2018

Editeur : Robert Laffont

Nombre de pages : 571

Histoire : « Intelligence artificielle omnipotente qui gère la Terre pour l’humanité, le Thunderhead ne peut en aucun cas intervenir dans les affaires de la Communauté des Faucheurs. Il ne peut qu’observer… et il est loin d’aimer ce qu’il voit. »

000JUn an s’est écoulé depuis que Citra, devenue dame Anastasia, est devenue une faucheuse assermentée et continue d’accompagner dame Curie. Rowan, quant à lui, est devenu un hors la loi, se faisant appeler Maître Lucifer et glanant des faucheurs corrompus.

Autant j’avais eu un coup de coeur pour le premier tome, autant j’ai été un peu mitigée pour celui-ci. Pas mal de longueurs, répétitif, il y a certains bons éléments mais je n’ai pas autant savourer que le tome précédent. L’univers est plus exploité, on en apprend un peu plus sur le fonctionnement de la Communauté des Faucheurs, ainsi que la politique et la société, mais je me suis pas mal ennuyée malgré tout.

D’ailleurs, j’avais beaucoup apprécié le personnage de Citra dans le tome 1, mais ici elle m’a semblé un peu fade. De même pour Rowan, même si j’ai trouvé ses nouvelles péripéties plus intéressantes. Des nouveaux personnages font leur apparition, mais encore une fois je n’ai pas accroché avec eux, un en particulier que j’ai trouvé au début intéressant, mais qui au final manque cruellement de personnalité et de charisme. Et c’est dommage car il était pourtant déterminant pour l’histoire. En gros, tous les personnages m’ont complètement laissée de marbre. 

En revanche j’ai bien aimé le fait d’en apprendre un peu plus sur les « pensées » du Thunderhead. J’ai même réussi à éprouver de la sympathie pour cette intelligence artificielle, au détriment des autres protagonistes. Pour rester dans les personnages, je suis déçue du sort réservé à l’un d’eux, et d’ailleurs je n’en ai pas vraiment compris l’intérêt.

Un événement perturbateur va avoir lieu, mais pour ceux qui ont lu le premier livre vous devez peut-être deviner de quoi il s’agit. Quoique prévisible, j’ai trouvé que c’était une idée pas trop mal, surtout quand on voit la suite des événements dramatiques qui vont avoir lieu, et c’est grâce à ces événements que j’ai commencé à apprécier ce qui se passait dans les dernières pages. 

Même si ce second tome m’a laissée mitigée, le cliffhanger m’intrigue et rien que pour ça j’ai envie de connaître la suite. J’espère vraiment que le troisième tome sera à la hauteur.

Ma chronique sur le tome 1

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Heartstopper – Tome 1

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« – Charlie a l’air adorable. Quand l’as-tu rencontré ?
– Il y a quelques mois. Il est dans mon groupe de mentorat.
– Il est très différent de tes autres amis, non ? Tu es bien plus toi-même avec lui.
– Ah oui ?
– Oh oui!
– … »

Auteur : Alice Oseman

Année : 2019

Editeur : Hachette

Nombre de pages : 272

Histoire : « Ceci est l’histoire de deux lycéens. Nick, le rugbyman au sourire solaire. Charlie, le musicien au coeur solitaire. Parce qu’ils évoluent dans des cercles différents, parce qu’ils n’ont pas le même caractère, leur amitié n’était pas gagnée. Pourtant, petit à petit, de façon irrésistible, Charlie tombe amoureux. Même s’il sait que Nick aime les filles. Même s’il sait qu’il n’a aucune chance. Alors, pour ne pas mettre en péril cette amitié naissante qui compte pour lui plus que tout, Charlie préfère garder le silence…

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OMG mais quelle jolie pépite ! Ca faisait un moment que j’entendais parler de ce roman illustré, et je suis plus que ravie d’avoir découvert cette histoire !

Nous suivons Charlie dans son lycée pour garçons en Angleterre. Charlie est homosexuel et a essuyé de nombreuses rumeurs et critiques. Lors d’un cours, il va être amené à côtoyer Nick, un garçon ouvert et sympathique, mais également un sportif apprécié au sein du lycée. Et bien que pas mal de choses les opposent, tous deux vont finir par se rapprocher. Au fil du temps, Charlie va commencer à éprouver des sentiments amoureux envers son nouvel ami, bien qu’il se dise que cet amour est impossible, Nick étant apparemment déjà attiré par une fille.

Leur relation se fait naturellement et tout en douceur, ils apprennent à se connaître petit à petit, j’ai trouvé leurs moments ensemble très mignons. Charlie est vraiment adorable, j’ai totalement accroché avec lui, Nick est également très attachant. C’est un livre plein de douceur mais aussi de beaux messages de respect, de tolérance et d’amitié, mais qui dénonce également le harcèlement et le rejet des autres. Chaque fois que Charlie et Nick se trouvent ensemble, c’est comme s’ils étaient dans une bulle, seuls au monde. Les dessins sont simples mais agréables, l’autrice arrive à y transmettre les émotions de ses personnages. 

Pour faire simple, ce livre est une petite perle, avec des sujets abordés importants, des personnages attachants et on ressent bien cette alchimie entre eux. On dévore les pages et on ne les voit pas passer. J’attends comme le messie le tome 2 !3217370007_1_2_KUHvKNKD20181024_131322

Moon Brothers

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« je vais me perdre dans la chaleur
de l’après-midi, et je déteste
jusqu’à la moelle
ce pays dont on dit
dans l’hymne national
qu’il est Land of the Free,
Home of the Brave.
le pays des gens libres, la patrie
des courageux.
C’est ça, oui. »

Auteur : Sarah Crossan

Année : 2017

Edition : Rageot

Nombre de pages : 373

Histoire : « Joe Moon a dix-sept ans. Il vient de quitter New York pour aller vivre un temps au Texas. Son frère aîné, Ed, est en prison là-bas. Jugé coupable du meurtre d’un policier, il attend son exécution dans le couloir de la mort. Or, la date approche. Alors Joe veut être là, aider son frère à affronter ces dernières semaines. Car sinon, Ed sera tout seul. Mais voilà qu’un nouvel avocat reprend la défense du condamné… et il a l’air d’y croire. Joe osera-t-il espérer encore ? »

000JCa ne respire clairement pas la joie de vivre chez la famille Moon. Joe a grandi avec un père absent et une mère démissionnaire et alcoolique qui n’est plus très présente non plus. Pendant un temps, sa tante Karen a tenté de prendre le relais pour fuir à son tour. Joe vit alors seul avec sa soeur Angela et ils tentent de s’en sortir comme ils peuvent. Mais il manque quelqu’un au tableau.

Joe est très jeune lorsque son frère, Ed, se fait arrêté. Pendant dix ans, Joe grandi donc sans Ed, qui se trouve dans le couloir de la mort pour meurtre. Pendant dix ans les deux frères ne se sont plus vu, Ed étant en prison au Texas. Jusqu’au jour où Joe quitte seul New York pour s’installer temporairement au Texas dans un studio minable, dans le but de renouer avec son grand frère avant qu’il ne soit trop tard, car la date d’exécution se rapproche dangereusement.. Mais il appréhende, car il a peur de ne pas reconnaître l’homme face à lui.

Joe est persuadé que son frère est innocent dans cette affaire, et il se raccroche de toutes ses forces à cette idée pour ne pas sombrer complètement.

Je me suis beaucoup attachée à Joe, que j’ai trouvé très touchant. Je suis admirative de son courage, et du fait qu’il se débrouille seul et avec très peu de moyens dans le seul but de revoir son grand frère. On alterne le présent et les souvenirs de Joe, à une époque où sa vie n’était pas parfaite, mais où tout semblait plus simple. C’est grâce à cela qu’on en découvre un peu plus sur les personnages et à la vie qu’ils menaient avant le drame. Nous remarquons à quel point Joe admirait son grand frère, et qu’il est bouleversé qu’il soit accusé pour un crime aussi grave. 

L’autrice nous y décrit le système carcéral américain, les lois complexes, l’injustice… Le roman dénonce également que, dans ce genre d’affaires, ce sont plutôt les familles des victimes qui sont mises en avant et pour qui nous avons de la compassion. Alors qu’il y a également une autre famille qui souffre à côté, celle du condamné. Une famille associée aux erreurs d’une seule personne et qui doit en payer les pots cassés.

C’est un livre vraiment bouleversant. Attention, l’autrice ne condamne pas la peine de mort, il n’y a pas de « C’est bien » ou « C’est pas bien », mais elle dénonce en revanche les incohérences de la justice américaine. Le fait que ce soit écrit en prose peut surprendre au début mais on s’y fait très vite, chaque mot est choisi avec soin, c’est un pur bonheur à lire. La relation fraternelle entre Joe et Ed est vraiment belle et touchante. A lire absolument.3217370007_1_2_KUHvKNKD20181024_131322