Hunger Games : La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur

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« C’est l’espoir qui nous a fait tenir pendant les moments difficiles, et c’est l’espoir encore qui te soutiendra aujourd’hui. »

Auteur : Suzanne Collins

Année : 2020

Editeur : Pocket Jeunesse

Nombre de pages : 604

Histoire : « C’est le matin de la Moisson qui doit ouvrir la dixième édition annuelle des Hunger Games. Au Capitole, Coriolanus Snow, dix-huit ans, se prépare à devenir pour la première fois mentor aux Jeux. L’avenir de la maison Snow, qui a connu des jours meilleurs, est désormais suspendu aux maigres chances de Coriolanus. Il devra faire preuve de charme, d’astuce et d’inventivité pour faire gagner sa candidate. Mais le sort s’acharne. Honte suprême, on lui a confié le plus misérable des tributs : une fille du district Douze. Leurs destins sont désormais liés. Chaque décision peut les conduire à la réussite ou à l’échec, au triomphe ou à la ruine.
Dans l’arène, ce sera un combat à mort. »

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Ayant adoré la trilogie Hunger Games que j’ai lu il y a des années, j’étais vraiment curieuse de découvrir ce préquel !

L’histoire se passe plus d’un demi-siècle avant les événements de la trilogie. Coriolanus Snow, le vieux président cruel et vicieux de Hunger Games, est ici un jeune adolescent de 18 ans, et cela fait à peine une dizaine d’années que les Hunger Games existent. On découvre ici un jeune homme dont la famille a des problèmes d’argent suite à la guerre contre les districts, et qui essai du mieux qu’il peut de remonter la pente, tout en sauvant les apparences. Cette apparence, qu’il tend à garder lisse, en prend un coup lorsqu’il se retrouve être le mentor de Lucy Gray, une jeune fille du District 12, l’un des districts les plus pauvres. Mais Snow est motivé à faire d’elle une gagnante et à ne pas entacher sa réputation.

J’ai apprécié la personnalité de Lucy mais sans plus. Je ne me suis pas attachée à elle, et elle ne pas touchée plus que cela. D’ailleurs je l’ai trouvée assez effacée. En ce qui concerne Coriolanus Snow, j’avais le souvenir de quelqu’un de très cruel, calculateur, manipulateur et ambitieux. Sauf qu’ici, je n’ai pas ressenti tout cela. Oui, il est froid et veut parvenir à ses fins, mais je n’ai pas ressenti cette personnalité détestable comme dans la trilogie. Il reste un personnage peu appréciable, mais c’est assez flou. Je regrette qu’on soit autant resté en surface sur sa personnalité qui aurait pu être un peu plus travaillée.

Il y a une partie où on assiste à ce qu’il se passe dans l’arène du point de vu des mentors via les écrans, mais c’est évidemment moins palpitant que dans la trilogie. Même s’il se passe une scène dans l’arène où j’ai retenu mon souffle, franchement niveau action c’est moyen. Et puis j’ai trouvé la partie des Hunger Games trop rapide, et je n’ai pas réussi à retrouver cette ambiance impitoyable et malsaine, malgré que le Capitole soit toujours aussi impitoyable. Je ne me suis attaché à aucun personnage ici. Il y a juste un personnage que j’ai trouvé un peu agaçant au début mais qui, par la suite, m’a fait ressentir un peu de pitié, mais c’est tout. 

J’ai aimé les références à la saga principale, comme les chansons et les fleurs de katniss. D’ailleurs, les chansons étaient un peu trop présentes à mon goût, j’avoue que pour certaines je les lisais en diagonale. 

A part cela, je trouve qu’il y a beaucoup de longueurs, le rythme est lent, et même si j’aime pas faire ça j’ai quand même sauté quelques lignes parfois, car c’était beaucoup trop long à mon goût. Il y a des aspects intéressants dans ce livre et on découvre le tout début des Hunger Games, mais encore une fois toutes ces longueurs, particulièrement dans la troisième partie. 

Un tome qui était loin d’être indispensable, je m’attendais à quelque chose d’un peu plus palpitant. C’est pas hyper mauvais ou quoi, mais je suis restée sur ma faim. Dommage.

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La ville sans vent

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« La vie est si fantasque qu’on s’étonne parfois de la voir se conformer, malgré les hasards et les incertitudes, à un plan décidé des années auparavant. »

Auteur : Eléonore Devillepoix

Année : 2020

Editeur : Hachette

Nombre de pages : 442

Histoire : « A dix-neuf ans, Lastyanax termine sa formation de mage et s’attend à devoir gravir un à un les échelons du pouvoir, quand le mystérieux meurtre de son mentor le propulse au plus haut niveau d’Hyperborée.
Son chemin, semé d’embûches politiques, va croiser celui d‘Arka, une jeune guerrière à peine arrivée en ville et dotée d’un certain talent pour se sortir de situations périlleuses. Ca tombe bien, elle a tendance à les déclencher…
Lui recherche l’assassin de son maître, elle le père qu’elle n’a jamais connu. Lui a un avenir. Elle un passé. Pour déjouer les complots qui menacent la ville sans vent, ils vont devoir s’apprivoiser. »

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Je vais être claire tout de suite : J’ai accroché dès les premières lignes ! La plume de l’autrice m’a séduite très rapidement. Et si vous commencez à me connaître, vous savez que c’est déjà un excellent point.

L’histoire se passe principalement dans la ville d’Hyperborée, une ville sans vent (ce petit détail a son importance) et pleine de mages, où les classes sociales ont leur importance. En effet, la ville est coupée en sept partie situées en hauteur, et évidemment plus t’es en haut et plus tu pèses dans le game. Il y a d’ailleurs un détail qui m’a fait ouvrir de grands yeux, puis sourire, car c’est beaucoup trop mignon et génial : pour changer de niveau à Hyperborée, on se déplace à dos de tortue ! Oui, de tortue ! J’adore l’idée, c’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça signifie beaucoup.

Lastyanax est donc un jeune mage devenu Ministre qui, entre complot et trahison, cherche à découvrir qui se cache derrière la mort mystérieuse de son mentor. Arka, quant à elle, est une jeune fille de 13 ans possédant des pouvoirs ainsi qu’un fort caractère. A la recherche de son père qui vivrait apparemment dans la ville, elle entre à Hyperborée, où elle va user de son intelligence pour atteindre le septième niveau et ainsi devenir la disciple de Lastyanax. La relation entre nos deux personnages ne commence pas de la meilleure des façons, tout semble les opposer, mais ils vont être amenés à former une équipe et à se faire confiance pour faire face à ce qui se trame à Hyperborée.

Les descriptions sont joliment détaillées, les personnages ont du potentiel et à nouveau j’ai rapidement accroché avec eux. Nous partageons d’ailleurs la narration avec les deux personnages principaux, mais également d’autres personnages secondaires qui viennent se rajouter et dont les points de vue ont également leur importance.

J’ai trouvé l’histoire et l’intrigue passionnantes, les personnages sont attachants, le style d’écriture est accrocheur. Je ne me suis pas ennuyée, il se passe toujours quelque chose. Il y a quelques temps mort certes, mais pas assez pour casser le rythme. Un premier tome prometteur, j’ai hâte de voir où tout cela vous nous mener.

Un grand merci aux éditions Hachette pour l’envoi !Capture d’écran (205)20190126_180002

Aurora Squad

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« Grâce à l’Ellipse, l’impossible est devenu possible.
Le truc, c’est que l’impossible a toujours un prix. »

Auteur : Amie Kaufman & Jay Kristoff

Année : 2019

Editeur : Casterman

Nombre de pages : 514

Histoire : « 2380, quelque part dans la galaxie. Tyler, jeune pilote prometteur, est impatient de former l’escadron de ses rêves. Alors qu’il sort faire un tour dans l’espace pour se calmer les nerfs avant l’Affectation, il tombe nez à nez sur un vaisseau disparu depuis des années. A bord, Aurora, une jeune fille cryogénisée depuis 200 ans… Commence pour Tyler une odyssée dangereuse où il devra protéger Aurora de ceux qui la traquent pour une raison inconnue. Et diriger une bande d’anti-héros fantasques et courageux, insolents et sarcastiques… Et si le sort de l’humanité dépendait de sept têtes brûlées à l’humour ravageur ? »

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Nous nous retrouvons dans un space-opera, des siècles après le notre. Alors que Tyler découvre Aurora, cryogénisée à bord d’un vaisseau abandonné depuis deux siècles, cette dernière se réveille et se retrouve pourchassée sans savoir pourquoi. De ce fait, Tyler et son équipe se retrouvent en cavale, bravant l’interdit pour la protéger, non sans difficulté.

Nous avons droit à une équipe de bras cassés qui ne manque pas d’humour et de sarcasme. Pour ce qui est des personnages, je ne me suis pas attachée tant que cela à eux, même si j’ai trouvé certains sympathiques, d’autres m’ont un peu agacée. La narration est partagée entre les sept membres du squad, ce qui m’a moyennement plut car je les confondais parfois, et y en a que j’ai trouvé sans grand intérêt. L’histoire en elle-même n’est pas mauvaise, mais ça manque d’originalité pour un univers comme celui-ci. Certains passages étaient plutôt intéressants, d’autres moins, et les révélations m’ont parues prévisibles. Comme je l’ai dis plus haut, l’humour et le sarcasme sont présents, mais pour l’humour je n’ai pas accroché plus que cela, il n’y a rien d’exceptionnel, mais ça plaira sans doute à certains. 

Néanmoins, l’action est présente et l’univers est intéressant, entre voyage dans l’espace, batailles de vaisseaux, extraterrestres… C’est surtout vers la fin que j’ai éprouvé un intérêt plus poussé pour l’histoire, et le cliffhanger donne envie de savoir ce qui va arriver à nos héros et où tout cela va nous mener.

Une lecture appréciable, mais on est loin du coup de coeur. Mais je lirais sans doute la suite par curiosité. 

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« La nature humaine fonctionne ainsi : lorsqu’on perd la force de se battre pour soi-même, on trouve l’énergie de sauver ses prochains. »

Auteur : Neal & Jarrod Shusterman

Année : 2018

Editeur : Robert Laffont

Nombre de pages : 450

Histoire : « Avez-vous déjà eu vraiment soif ?
La sécheresse s’éternise en Californie et le quotidien de chacun s’est transformé en une longue liste d’interdictions : ne pas arroser la pelouse, ne pas remplir sa piscine, limiter les douches… Jusqu’à ce que les robinets se tarissent pour de bon. La paisible banlieue où vivent Alyssa et sa famille vire alors à la zone de guerre. Soif et désespoir font se dresser les voisins les uns contre les autres. Le jour où ses parents ne donnent plus signe de vie et où son existence et celle de son petit frère sont menacées, Alyssa va devoir faire de terribles choix pour survivre au moins un jour de plus. »

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Je connaissais déjà Neal Shusterman grâce à La Faucheuse et j’étais curieuse de voir ce que lui et son fils nous réservaient dans cette histoire. Et bien je n’ai pas été déçue, loin de là !

J’ai été happée par l’histoire dès les premières pages. L’écriture est fluide, on est directement plongé dans le vif du sujet. Il faut admettre que ce roman dénonce un fait dramatique dont on n’est pas à l’abri par les temps qui courent. De plus, cette situation permet de faire réfléchir sur nos valeurs et nos actions en temps de crise, et je pense que c’est plus que d’actualité en ce moment ! Nous voyons ce que l’humain est capable de faire pour quelques gouttes d’eau, et croyez-moi c’est pas beau à voir.

Nous suivons différents points de vue sur des personnages qui tentent de survivre du mieux qu’ils peuvent durant cette crise. Les rebondissements n’en finissent pas, nos protagonistes sont confrontés à des choix terribles, et les pages défilent toutes seules tant on a envie de savoir ce qu’il va leur arriver. Ils essaient de rester lucides mais sont parfois rattrapés par leur instinct de survie. D’ailleurs j’ai trouvé chaque point de vue intéressants, chose assez rare.

Malgré que ce soit un roman jeunesse, les auteurs sensibilisent sur un sujet important qui pourrait nous arriver dans quelques années. Je sais pas pour vous, mais depuis la crise du coronavirus je m’attends à tout, je pense que ce genre de choses pourraient arriver même plus rapidement que l’on pense, et c’est effrayant. C’est vrai que laisser l’eau couler pour rien ou prendre une douche pendant une heure peut paraitre anodin, jusqu’à ce que l’on soit confronté à une pénurie d’eau et que tout le monde se transforme en « zombie assoiffés » prêts à tout pour un peu d’eau à boire.

Un livre avec un sujet essentiel que je conseille !

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Penryn et la fin du monde | Angelfall tome 1

 

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« Je suis une fourmi sur le champ de bataille des dieux. Il n’y a aucune place pour la fierté ou l’ego. Mais c’est plus fort que moi. Qui pensent-ils être ? Nous sommes peut-être des fourmis, mais ce champ est notre foyer. Nous avons le droit d’y vivre. »

Auteur : Susan Ee

Année : 2014

Editeur  : Fleuve

Nombre de pages : 404

Histoire : « Le monde est dévasté et des millions d’humains ont été tués depuis que les Anges sont descendus sur Terre. Penryn Young, une adolescente de 17 ans, Paige, une enfant de 7 ans, et leur mère se retrouvent au milieu d’un combat mettant aux prises des Anges. La mère disparaît dans la nuit, Paige est enlevée par un Ange.
Penryn sait que l’Ange aux ailes coupées qui gît dans une marre de sang représente son seul espoir de retrouver sa petite sœur. »

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Un livre que j’ai lu il y a longtemps et que j’ai relu récemment. Nous sommes directement plongé dans un univers post-apocalyptique sombre et sans pitié où les anges attaquent les humains. La jeune Penryn doit survivre dans ce monde qui part en fumée, tout en s’occupant de sa petite soeur Paige, handicapée, et de leur mère schizophrène. Leur destin est bouleversé le jour où elles assistent à un combat entre anges et dont l’un d’eux, Raffe, est laissé pour mort tandis qu’on lui a coupé les ailes. Sa petite soeur se fait alors enlevée sous ses yeux par l’un des anges tandis que sa mère disparaît. Penryn n’a d’autre choix que de forcer Raffe à s’allier avec elle afin que chacun retrouve ce qu’il a perdu.

J’ai vraiment apprécié Penryn, c’est clairement le genre de personnage féminin que j’adore. C’est une battante avec un fort caractère, elle ne se laisse pas marcher dessus et fait tout pour protéger sa famille. Le mystérieux Raffe est un personnage froid, et tout aussi sarcastique que Penryn, j’ai aimé leur duo assez particulier. Même si je trouve que le développement d’un début de romance est un peu de trop, leur relation se construit doucement sans aller trop vite. Et d’ailleurs, heureusement, la romance n’est pas le centre de l’histoire, je dirais même qu’elle se trouve en second plan, et encore une fois tant mieux !

J’ai également apprécié les personnages secondaires, surtout Dee-Dum. D’ailleurs, je me doute que la soeur et la mère de Penryn auront forcément un rôle plus important dans la suite de l’histoire. J’ai trouvé que offrir une soeur handicapée et une mère ayant une maladie mentale à notre héroïne dans un monde post-apo est assez original, ça rajoute des obstacles à surmonter. 

Dans cet univers très sombre, l’autrice y a également ajouté des détails assez gores qui pourront sans doute être dérangeants pour certains. Personnellement ça ne m’a pas dérangée, même si j’ai grimacé parfois, ces détails horribles avaient leur importance pour faire comprendre l’horreur que les anges ont laissé sur leur chemin.

L’univers est bien construit, l’écriture est fluide, les événements s’enchaînent et on nous laisse peu de répit. Ce premier tome nous offre pas mal de mystères en ce qui concerne les motivations des anges, certaines explications sont données mais pas suffisamment, tout ça pour bien nous laisser dans le doute le temps de lire la suite ! Suite que j’espère pouvoir lire très prochainement. Capture d’écran (205)20190126_180002

Gardiens des Cités Perdues – Tome 1

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« Promets-moi d’être une jeune fille de treize ans normale et heureuse. D’aller en cours. De te faire des amis. De t’enticher de garçons. De t’amuser. Et non de t’inquiéter de messages secrets, complots ou rébellions. »

Auteur : Shannon Messenger

Année : 2014

Editeur : Lumen / Pocket Jeunesse

Nombre de pages : 488

Histoire : « Depuis des années, Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l’école, où elle n’a pas besoin d’écouter les cours pour comprendre. La raison ? Elle est dotée d’une mémoire photographique… Mais ce n’est pas tout : ce qu’elle n’a jamais révélé à personne, c’est qu’elle entend penser les autres comme s’ils lui parlaient à voix haute. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d’Histoire naturelle quand un étrange garçon l’aborde. Dès cet instant, la vie qu’elle connaissait est terminée : elle n’est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers, qu’elle a quitté douze ans plus tôt. L’y attendent une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle ? Pourquoi l’a-t-on cachée dans le monde des humains ? Pourquoi n’a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé ? »

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Un livre qui traînait depuis un moment dans ma PAL, et que je regrette un peu d’avoir laissé de côté. Je ne vais pas résumer car tout est déjà dit dans le synopsis.

Premier point positif, l’action démarre assez vite, et nous voilà plongé dans un monde ensorcelant ! L’autrice nous présente un univers riche qui ne demande qu’à être exploré davantage. 

Les personnages sont bien développés, de plus Sophie est un personnages principal attachant et entouré de mystères. Sa nouvelle vie dans les Cités Perdues va la mener à découvrir de nouvelles amitiés mais aussi des rivalités, et nous avons droit à une flopée de personnages ayant du potentiel, que ce soit au niveau des enfants ou des adultes.

Le rythme reste assez dynamique, je n’ai pas ressenti de longueur. Le suspense est omniprésent autour de Sophie, que j’ai d’ailleurs appréciée. Elle est courageuse et pleine de vie, on arrive facilement à partager ses émotions, et on ne peut avoir que de l’empathie pour elle lorsqu’elle est obligée de quitter son monde et la seule famille qu’elle ai connu. Certains aspects m’ont légèrement rappeler Harry Potter, comme lorsqu’on découvre les cours que doit apprendre Sophie dans sa nouvelle école. Malgré que ce soit une lecture jeunesse j’ai réussi à accrocher avec l’histoire, je n’avais pas l’impression de lire quelque chose de trop enfantin tant l’histoire est bien menée, j’ai vraiment apprécié cette lecture. Toutes ces questions laissées sans réponses dans ce premier tome donne immanquablement envie de lire la suite.

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Hiver noir

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« Parfois, quand une pensée s’insinue dans votre esprit, elle refuse de partir. Vous la rejetez, la repoussez pour vous rendre compte, peu après, qu’elle vous habite toujours. Elle peut prendre une forme, mais il n’y a pas d’erreur possible, c’est toujours la même. »

Auteur : Cecilia Ekbäck

Année : 2017

Editeur : Terra Nova

Nombre de pages : 432

Histoire : « Blackåsen, au cœur de la Laponie la plus hostile. Une nouvelle famille vient s’installer dans ce village aux hivers sans fin et aux nuits éternelles. Les nouveaux arrivants ne tardent pas à découvrir dans les bois le corps d’un homme atrocement mutilé. Un drame qui ne semble pas émouvoir pour autant les villageois. D’autant que la femme de la victime n’a même pas signalé sa disparition,,. Quant au prêtre d u village, il affirme que c’est l’acte sauvage d’un loup. Mais quel animal pourrait égorger un homme aussi proprement ? Et pourquoi personne n’évoque la disparition de plusieurs enfants au fil des années ? L’âme des hommes se révèle parfois aussi froide que l’hiver le plus noir… »

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Ce roman avait tout pour me plaire : 18ème siècle, un meurtre, un milieu hostile perdu dans les forêts froides et isolées de la Laponie suédoise, la religion, les superstitions et le surnaturel qui s’y mêlent… C’est un genre dans lequel j’arrive à y trouver mon bonheur la plupart du temps, malheureusement j’ai été très mitigée par l’histoire.

Tout d’abord, j’y ai trouvé pas mal de longueurs. Hormis la découverte du corps au tout début de l’histoire, il ne se passe pas grand chose pendant une bonne partie. J’ai commencé à y trouver un peu d’intérêt aux alentours des 230 pages, voire un peu plus. Nous voyons la dure vie que mène les habitants de ce petit village, puis la découverte des dons de l’un d’eux, mais la manière dont tout ceci est présenté ne m’a pas convaincue plus que cela. J’ai même eu l’impression que l’enquête autour du meurtre n’était pas toujours le point central de l’histoire. La manière dont le surnaturel et le fantastique sont abordés ne m’a pas convaincue non plus, j’ai trouvé cela peu crédible, et on aurait largement pu s’en passer. Il y a certains éléments qui étaient bien trouvés, mais le dénouement ne m’a pas passionnée plus que cela.

J’ai eu du mal à me plonger dans l’histoire, et une fois que j’y avais trouvé de l’intérêt il y avait à nouveau des longueurs. L’idée de base était bonne mais pas assez bien exploitée je trouve, et c’est vraiment dommage !large (3)012

The Mortal Instruments : Les Origines | L’ange mécanique

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« Que vous soyez homme ou femme, fort ou faible, malade ou bien portant, seul compte ce que vous dicte votre coeur. Si vous avez l’âme d’une guerrière, alors vous en êtes une. Quelle que ce soit sa couleur ou sa forme, la flamme d’une lanterne reste la même. Vous êtes cette flamme. »

Auteur : Cassandra Clare

Année : 2013

Editeur : Pocket Jeunesse

Nombre de pages : 528

Histoire : « Tessa débarque à Londres pour rejoindre son frère. Mais à peine arrivée, elle tombe dans un piège : enlevée par les horribles Soeurs Noires, elle développe des pouvoirs qu’elle ignorait posséder. Jusqu’au jour ou Will, un Chasseur d’Ombres, la libère et lui apprend qu’elle est une Créature Obscure. Un nouveau destin attend Tessa dans un monde mystérieux, ou vampires, sorciers et autres créatures de l’ombre règnent en maîtres… »

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C’est avec un peu d’appréhension que je me suis lancée dans cette lecture. Ayant adoré la saga The Mortal Instruments : La Cité des Ténèbres, mais ayant été déçue par Renaissance, j’avais un peu peur de ce retour dans le passé et de ne pas autant apprécié. Mais j’ai finalement été agréablement surprise.

En 1870, dans Londres victorien, la jeune américaine Tessa arrive dans la capitale anglaise afin d’y retrouver son frère suite au décès de leur tante qui les a élevés. Mais elle se fait rapidement kidnappée par les Soeurs Noires, qui vont la séquestrer afin de réveiller en elle des pouvoirs endormis et dont elle ignorait l’existence, tout en la menaçant de tuer son frère si Tessa ne leur donne pas ce qu’elles veulent. Elles dévoilent également leur projet de la livrer à un certain Magistère afin qu’elle y soit mariée. Tessa vivra un véritable enfer jusqu’à ce qu’elle soit sauvée par l’intervention de Will, un Chasseur d’Ombres. Cette rencontre va amener Tessa à découvrir un nouveau monde sombre et dangereux. Elle sera intégrée à l’Institut où elle y est accueillit par d’autres Chasseurs d’Ombres. Néanmoins, le mystère persiste sur les origines de Tessa, qui ne sait où se situer avec ses pouvoirs particuliers.

Malgré des similitudes évidentes entre les personnages de cette histoire et ceux de La Cité des Ténèbres (Clary/Tessa, Jace/Will) il n’y a pas plus de points communs avec le reste, l’histoire est différente et chaque personnage a une personnalité qui lui est propre. Tessa peut être naïve et attachante, mais elle sait également montrer son petit caractère. Will est un jeune homme ayant une personnalité complexe, à la fois égoïste et prétentieux, mais qui cache un mal profond et son lot de mystères. Un des personnages que j’ai préféré est Jem, l’ami et parabatai de Will, également Chasseur d’Ombre, dont la personnalité contraste avec celle de Will. D’ailleurs, si vous avez lu la saga La Cité des Ténèbres, vous allez y retrouver certains personnages tels que Magnus Bane, un de mes personnages préférés de The Mortal Instruments, et ça m’a vraiment fait plaisir de le voir réapparaître !

Même si j’ai eu un tout petit peu de mal au début, j’ai ensuite été rapidement captivée par l’histoire et par tous ces événements qui s’enchaînent ! Ajoutez à cela de l’humour et un peu de romance (mais pas trop). J’ai beaucoup aimé retrouver la plume de Cassandra Clare, ce premier tome m’a convaincue et il y a pas mal de questions qui restent sans réponses, j’espère pouvoir découvrir la suite très bientôt.

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La cité des chimères

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« La nature s’ordonne à sa façon et de bien plus belle manière lorsque l’homme ne s’en mêle pas. »

Auteur : Vania Prates

Année : 2019

Editeur : Snag

Nombre de pages : 448

Histoire : « Le monde tel qu’on l’a connu a disparu. Chaos, misère, famine … Les Hommes ont enfin trouvé un équilibre et se sont organisés en guildes, guidé par leur chi, leur nature profonde. Guilde des Marchands, des Inventeurs, des Alchimistes, des Gardiens ; tous demeurent fidèles à ce qu’ils sont afin de vivre en harmonie avec la nature et les animaux particulièrement respectés, créant une cité semblable à une ville sylvestre.

Dans ce monde proche de l’utopie, Céleste, une jeune fille de 17 ans, n’a pas de chi. Le jour où elle rencontre Calissa, mystérieuse contrebandière, elle est loin de se douter qu’elle va se retrouver embrigadée bien malgré elle dans une histoire complexe qui même non seulement le dirigeant de Lowndon Fields, mais également la très redouté « Confrérie des Sans-loi ».

Entre ruse, savoir, intrigues et faux-semblants, Céleste va devoir changer sa vision du monde. »

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Je suis ressortie très mitigée de cette lecture. Premièrement, je n’ai pas accroché avec la plume de l’autrice. Je fais partie de ces lecteurs qui risquent de ne pas accrocher à une lecture si le style d’écriture ne leur plaît pas, et ça a été le cas ici. L’introduction est lente et j’ai commencé à m’ennuyer dès le début. Ensuite, les personnages m’ont laissée de marbre, je n’ai pas ressenti la moindre sympathie pour l’un d’eux. Je les ai trouvé fades, peu attachants, voire même assez clichés. Certains avaient quand même du potentiel, mais je n’ai pas accroché, malheureusement.

Pourtant nous avons droit à un univers utopique et une intrigue assez prometteurs. Mais ça n’a pas prit avec moi. Je n’étais pas à fond dedans, j’ai même dû me forcer pour finir l’histoire et ne pas abandonner en cours de route, en me disant que j’accrocherais peut-être mieux vers la fin du livre. Mais comme vous l’avez sans doute compris, ça n’a pas été le cas. J’ai vu que ce roman avait pourtant eu des notes appréciables, comme quoi, il en faut pour tous les goûts. Après, le roman en lui-même n’est pas mauvais non plus, mais je n’ai pas été transportée par l’histoire. Dommage. Il s’agit du premier tome, je me dis du coup que peut-être que la suite sera plus intéressante ? Mais j’hésite fortement à lire la suite, car je n’ai vraiment pas accroché avec le style, je pense qu’il y a certaines choses à améliorer. Vais-je malgré tout donner une chance à la suite ? Telle est la question.

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Chasseuse de la nuit – Au bord de la tombe

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« Les vampires existent depuis des millénaires, et même si nous avons nos brebis galeuses, la majorité d’entre nous se contente de prélever un peu de sang par-ci par-là sans tuer personne. Et puis ce n’est pas comme si ton espèce était blanche comme neige. Hitler n’était pas un vampire, à ce que je sache ? Tu sais que j’ai raison. Les humains peuvent être aussi malfaisants que nous, ne l’oublie jamais. »

Auteur : Jeaniene Frost

Année : 2009

Editeur : Milady 

Nombre de pages : 504

Histoire : « Mi-humaine, mi-vampire, Catherine Crawfield traque les morts-vivants dans l’espoir de tuer son père, le monstre qui a fichu la vie de sa mère en l’air. Elle est alors capturée par Bones, un vampire chasseur de primes, qui lui impose une association contre nature: il aidera Cat dans sa quête et, en échange, ce très sexy prédateur de la nuit fera d’elle une chasseuse aux réflexes aussi acérés que ses crocs. Mais avant de pouvoir jouer les buteuses de démons, Cat est elle-même prise en chasse par une bande de tueurs. Forcée de choisir son camp, elle va vite se rendre compte qu’être une suceuse de sang a ses avantages… »

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Pour être honnête, j’ai souvent du mal avec les histoires de vampire. Mais pour le coup j’ai été agréablement surprise par ce premier tome.

Déjà j’aime le fait que l’héroïne, Cat, soit mi-humaine mi-vampire, ça change un peu. De plus c’est une jeune femme avec son petit caractère, qui possède de l’humour et de la répartie, et je l’ai trouvé attachante. Sa rencontre avec Bones va la mener vers une belle évolution, il va non seulement l’aider à s’améliorer en tant que chasseuse, mais également la mener à se découvrir véritablement, à lui faire prendre conscience de sa valeur et la réconcilier avec l’espèce des vampires, envers qui elle nourrissait une haine féroce.

J’ai bien aimé le duo Cat et Bones, ils se lancent des joutes verbales épiques et ne manquent pas d’humour. Leur histoire va se construire petit à petit, ils vont apprendre à travailler ensemble et à se faire confiance, mais ils devront faire face à de nombreux obstacles, particulièrement à la mère de Cat qui, contrairement à sa fille, reste complètement enfermée dans ses préjugés sur les vampires suite à un drame.

L’histoire n’a rien de très originale en soit, mais l’intrigue est bien ficelée et le rythme est dynamique. Cat et Bones s’allient pour faire face à des situations dangereuses, il y a de l’action qui arrive dès le début et le fil conducteur est bien construit. 

En bref une histoire qui mêle vampires-humains, baston, rebondissements et scènes un peu olé-olé, des personnages attachants, de l’amour, de l’humour et de l’action. Bonne lecture.

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