Hunger Games : La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur

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« C’est l’espoir qui nous a fait tenir pendant les moments difficiles, et c’est l’espoir encore qui te soutiendra aujourd’hui. »

Auteur : Suzanne Collins

Année : 2020

Editeur : Pocket Jeunesse

Nombre de pages : 604

Histoire : « C’est le matin de la Moisson qui doit ouvrir la dixième édition annuelle des Hunger Games. Au Capitole, Coriolanus Snow, dix-huit ans, se prépare à devenir pour la première fois mentor aux Jeux. L’avenir de la maison Snow, qui a connu des jours meilleurs, est désormais suspendu aux maigres chances de Coriolanus. Il devra faire preuve de charme, d’astuce et d’inventivité pour faire gagner sa candidate. Mais le sort s’acharne. Honte suprême, on lui a confié le plus misérable des tributs : une fille du district Douze. Leurs destins sont désormais liés. Chaque décision peut les conduire à la réussite ou à l’échec, au triomphe ou à la ruine.
Dans l’arène, ce sera un combat à mort. »

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Ayant adoré la trilogie Hunger Games que j’ai lu il y a des années, j’étais vraiment curieuse de découvrir ce préquel !

L’histoire se passe plus d’un demi-siècle avant les événements de la trilogie. Coriolanus Snow, le vieux président cruel et vicieux de Hunger Games, est ici un jeune adolescent de 18 ans, et cela fait à peine une dizaine d’années que les Hunger Games existent. On découvre ici un jeune homme dont la famille a des problèmes d’argent suite à la guerre contre les districts, et qui essai du mieux qu’il peut de remonter la pente, tout en sauvant les apparences. Cette apparence, qu’il tend à garder lisse, en prend un coup lorsqu’il se retrouve être le mentor de Lucy Gray, une jeune fille du District 12, l’un des districts les plus pauvres. Mais Snow est motivé à faire d’elle une gagnante et à ne pas entacher sa réputation.

J’ai apprécié la personnalité de Lucy mais sans plus. Je ne me suis pas attachée à elle, et elle ne pas touchée plus que cela. D’ailleurs je l’ai trouvée assez effacée. En ce qui concerne Coriolanus Snow, j’avais le souvenir de quelqu’un de très cruel, calculateur, manipulateur et ambitieux. Sauf qu’ici, je n’ai pas ressenti tout cela. Oui, il est froid et veut parvenir à ses fins, mais je n’ai pas ressenti cette personnalité détestable comme dans la trilogie. Il reste un personnage peu appréciable, mais c’est assez flou. Je regrette qu’on soit autant resté en surface sur sa personnalité qui aurait pu être un peu plus travaillée.

Il y a une partie où on assiste à ce qu’il se passe dans l’arène du point de vu des mentors via les écrans, mais c’est évidemment moins palpitant que dans la trilogie. Même s’il se passe une scène dans l’arène où j’ai retenu mon souffle, franchement niveau action c’est moyen. Et puis j’ai trouvé la partie des Hunger Games trop rapide, et je n’ai pas réussi à retrouver cette ambiance impitoyable et malsaine, malgré que le Capitole soit toujours aussi impitoyable. Je ne me suis attaché à aucun personnage ici. Il y a juste un personnage que j’ai trouvé un peu agaçant au début mais qui, par la suite, m’a fait ressentir un peu de pitié, mais c’est tout. 

J’ai aimé les références à la saga principale, comme les chansons et les fleurs de katniss. D’ailleurs, les chansons étaient un peu trop présentes à mon goût, j’avoue que pour certaines je les lisais en diagonale. 

A part cela, je trouve qu’il y a beaucoup de longueurs, le rythme est lent, et même si j’aime pas faire ça j’ai quand même sauté quelques lignes parfois, car c’était beaucoup trop long à mon goût. Il y a des aspects intéressants dans ce livre et on découvre le tout début des Hunger Games, mais encore une fois toutes ces longueurs, particulièrement dans la troisième partie. 

Un tome qui était loin d’être indispensable, je m’attendais à quelque chose d’un peu plus palpitant. C’est pas hyper mauvais ou quoi, mais je suis restée sur ma faim. Dommage.

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Une braise sous la cendre

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13705159_1567575843547486_502400235_n« La peur peut être bonne, Laia. Elle peut te maintenir en vie. Mais ne la laisse pas te contrôler. Ne la laisse pas semer le doute en toi. Lorsque la peur prend le dessus, combats-la avec plus puissant qu’elle : ton esprit. Ton cœur. »

Auteur : Sabaa Tahir

Année : 2015

Edition : Pocket Jeunesse

Nombre de pages : 523

Histoire : « Je vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackcliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l’école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurai et je t’écraserai. »

Autrefois l’Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l’empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d’écrire s’expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d’élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté… et sauver ceux qu’ils aiment. »

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Voici une saga qui promet, une dystopie comme je les aime ! Dans ce premier tome, on nous présente un monde où s’opposent deux camps : les Martiaux, de véritables machines à tuer endoctrinés dès leur plus jeune âge, et les Erudits qui ont été réduits à l’esclavage par les Martiaux il y a des siècles.

Nous suivons tour à tour deux points de vue, celui de Laia une Erudit, et Elias un Martial. Laia est motivée par le désir de sauver son frère kidnappé par des Martiaux. Elle va tenter de rentrer en contact avec la Résistance et ainsi s’infiltrer dans Blackliff, l’académie militaire où s’entraînent les Martiaux, où son frère est retenu. Quant à Elias, il a grandi à Blackliff et est depuis entraîné à devenir un guerrier sanguinaire et sans pitié. Néanmoins il cherche à se défaire de cette vie qu’il ne supporte plus.

Elias est différent des autres Martiaux, car même s’il est un guerrier redoutable, il est loin d’être un sans coeur comme ses semblables et il se bat pour des valeurs auxquelles il croit. Laia est un personnage que j’ai apprécié également, à la fois courageuse mais craintive de ne pas être à la hauteur de sa mission. Elle est déterminée et n’a pas peur de faire des sacrifices dans le seul but de sauver son frère. Elias et Laia sont donc deux personnages que tout oppose, mais qui vont être amenés à se rencontrer.

Tous les personnages, même secondaires, ont une personnalité travaillée, souvent complexe, et c’est ce qui m’a donné envie d’en apprendre plus sur eux, particulièrement la Commandante, Cuisinière et les Augures. J’espère d’ailleurs obtenir des réponses dans les prochains tomes.

Il y a de l’action, des scènes où j’ai retenu mon souffle, de la violence, un langage assez cru, des personnages dont on a envie de connaitre les secrets. Mais il y a une petite ombre au tableau. Vous la voyez venir ? Vous la voyez ?? Eh oui, il s’agit de la fameuse romance entre les personnages ! Et ce n’est pas tout, il y a également le magnifique triangle amoureux ! Un triangle, que dis-je ? Un CARRÉ amoureux ! Non mais là, j’avoue que je commence à être lasse d’avoir toujours ce cliché qui revient, heureusement la romance n’est pas le centre de l’histoire et j’espère que ça ne prendra pas trop de place par la suite. 

Hormis ce détail, et hormis le fait que cette histoire d’Empire et de Résistance m’a trèèès légèrement fait penser à Star Wars (ouais j’ai réussi à placer SW dans ma chronique j’suis contente) ça a été une lecture prenante, une dystopie teintée de surnaturel que j’ai beaucoup apprécié, mais dont ce premier livre n’a pas révélé tous ses mystères. La fin donne vraiment envie de lire la suite et j’espère pouvoir la connaître très prochainement. 

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Red Rising – Tome 1

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« L’acier a du pouvoir. L’argent a du pouvoir. Mais, bien plus que tout le reste, les mots ont du pouvoir. »

Auteur : Pierce Brown

Année : 2014

Edition : Hachette

Nombre de pages : 473

Histoire : « « J’aurais pu vivre en paix. Mes ennemis m’ont jeté dans la guerre. »
Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux avec l’amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir. Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepté au légendaire Institut, y être formé avec l’élite des Ors, dans un terrain d’entraînement grandeur nature.
Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille où règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé. »

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L’histoire se passe dans une société axée vers la conquête spatiale et hiérarchisée selon ses couleurs : les Rouges sont au plus bas de l’échelle sociale tandis que les Ors en sont l’élite. Il y a également d’autres couleurs dans cette caste sociale mais on ne s’y attardera pas pour cette chronique. (cliquez ici pour vous faire une idée). Notre personnage principal, Darrow, est un Rouge qui fait parti de ceux qui doivent travailler dur afin de rendre le sol de Mars habitable.

Dans un premier temps on nous présente les conditions difficiles dans lesquelles vivent les Rouges. Darrow n’aspire pas à grand chose, si ce n’est de vivre sa vie tranquillement à l’abri du besoin et aux côtés de sa femme Eo. Mais après un événement traumatisant pour lui, la vie de Darrow va prendre un tournant décisif qui va le changer à tout jamais. Avec l’aide de quelques rebelles, il va totalement se transformer et oublier l’ancien lui afin de se frayer une place parmi les Ors et il va se retrouver au centre d’une rébellion. Le règne des Ors a assez duré et il est temps d’y mettre un terme… Mais Darrow va devoir faire face à de nombreux obstacles et toutes ses certitudes vont voler en éclats. 

Il faut vraiment suivre car sinon on se retrouve largué, avec toutes les règles de cette société, les stratégies lors de la grande épreuves, les personnages… J’ai beaucoup apprécié Darrow. Même si au début il n’a pas du tout le profil d’un héros, et qu’à certains moments il peut être impulsif, je l’ai trouvé profondément humain et attachant. Il a également droit à une belle évolution. 

J’y ai parfois trouvé quelques longueurs notamment lors de la grande épreuve qui occupe une bonne partie du livre, mais l’histoire reste entraînante et certains événements sont vraiment cruels voire dégueulasses. On a droit à des trahisons, des retournements de situation, des scènes sanglantes, mais aussi à de l’amitié, à de l’amour et à des paroles bien crues qui m’ont fait rire à certains moments. 

C’est un univers sombre, riche et complexe fourmillant de détails, avec un langage cru, des personnages passionnants… Un mélange de science-fiction et de dystopie, mais de dystopie mature, elle ne conviendra pas forcément à tout public. En tout cas c’est un livre que je conseille !

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