Goodbye Lilac (グッドバイライラック)

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« Je ne peux pas te promettre que j’arriverai à te rendre heureux, mais je peux t’aider à porter la moitié de ton malheur. »

Auteur : Yuki Ringo

Année : 2015

Editeur : Hana Collection 

Statut : One-shot

Histoire : « Pour Kasai, enseignant au lycée, le jeune Reiji Katô est un élève à problèmes, difficile à gérer ; malgré tout, il ne peut pas s’empêcher d’éprouver une vive affection pour lui. Mais la situation se complique lorsque Katô lui fait une déclaration d’amour… Très professionnel, Kasai refuse ses avances, et Katô quitte le lycée après la remise des diplômes. Des années plus tard, il intègre le même lycée que Kasai, mais en tant que professeur, cette fois… »

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Agréablement surprise par cette histoire, j’avoue que quand j’ai vu le sujet j’ai eu un peu peur de tomber dans quelque chose d’assez pervers et malsain. Mais rien de tout ça ici. Kasai est professeur, il veut faire très attention à son image et lorsque son élève Reiji Kato commence à s’intéresser à lui, hors de question de tenter quoique ce soit. Leur différence d’âge est trop élevée et Kasai sait qu’il risque des problèmes.

Des années plus tard, ils se retrouvent alors que Kato est devenu lui-même professeur. Il a gagné en maturité et il vit avec son petit-ami, tandis que Kasai n’a que des relations insipides avec des femmes. Alors qu’ils se retrouvent, des sentiments enfouis refont surface…

La relation se construit en douceur, chacun apprend à faire confiance à l’autre. Kasai va accepter son attirance pour Kato et ils vont petit à petit commencer à partager leur quotidien ensemble. Ici pas question de vulgarité ni de malsanité, on a droit à une vraie histoire d’amour, douce et sensible, avec des sentiments qui prennent le temps de se créer. Ils se tournent autour, se cherchent, mais finissent par succomber. Les dessins sont simples mais agréables et les personnages sont attachants. J’aime beaucoup ce yaoi qui mise sur le développement des sentiments et de la confiance sans forcément qu’il y ai une scène de sexe toutes les 5 pages. Les protagonistes prennent leur temps, se posent des questions sur le fait de commencer une relation entre prof et ancien élève… 

En bref, une histoire douce et agréable qui délivre un beau message. Capture d’écran (205)20190126_180002

L’apiculteur d’Alep

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« En dépit de notre expension […] je continuais à m’occuper des abeilles. Il me faisait confiance. Il prétendait que j’avais une sensibilité particulière, que je comprenais leur rythme et leurs moeurs. Il avait raison. J’avais appris à les écouter et je leur parlais comme si elles formaient un seul organisme doté d’un coeur battant. »

Auteur : Christy Lefteri

Année : 2020

Editeur : Seuil

Nombre de pages : 320

Histoire : « Nuri est apiculteur, sa femme, Afra, est artiste. Ils vivent tous deux avec leur jeune fils, Sami, dans la magnifique ville d’Alep, en Syrie. La guerre éclate et ravage tout, jusqu’aux précieuses ruches de Nuri. Et l’inimaginable se produit. Afra ne veut plus bouger de sa chambre. Pourtant, ils n’ont pas le choix et Nuri déploie des trésors d’affection pour la convaincre de partir. Fous de douleur, impuissants, ils entament alors un long périple où ils devront apprendre à faire le deuil de tout ce qu’ils ont aimé. Et apprendre à se retrouver, peut-être, à la fin du voyage, dans un Londres où les attendent des êtres proches. Pour reconstruire les ruches et leur vie. »

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Nous suivons l’histoire du point de vue de Nuri, un apiculteur syrien vivant à Alep. Lorsqu’il était plus jeune, son cousin Mustafa lui apprit le travail d’apiculteur, domaine dans lequel Nuri s’épanouissait. Nuri vivait une vie simple et heureuse, avec sa femme Afra qui vendait ses tableaux, et leur fils Sami. Peu à peu, les troubles s’aggravent et un jour, Nuri et Mustafa retrouvent leurs ruches détruites. D’autres événements dramatiques vont survenir, et cela va les conforter, eux et leurs proches, à quitter la Syrie, dont la situation ne cesse de s’aggraver. Mustafa et sa famille vont y parvenir. Nuri va d’abord devoir convaincre sa femme endeuillée de quitter leur maison. Il va lui apporter chaque jour des objets cassés et abandonnés qu’il trouve, lui décrire les ravages de la guerre, mais rien n’y fait… Jusqu’au jour où sa rencontre avec des soldats ne leur laisse plus le choix.

L’histoire alterne entre leur situation en Angleterre et le chemin parcouru pour y parvenir. Un voyage dangereux, long et éprouvant. Nuri est un personnage touchant qui tente du mieux qu’il peut de motiver et rassurer Afra, qui perd peu à peu goût à tout. Il se montre optimiste et courageux, bien qu’il soit lui-même plein d’inquiétudes. Entre la pension en Angleterre et le camps de migrants à Athènes, Nuri rencontre d’autres réfugiés, ce qui nous permet de découvrir leur destin tragique. Et alors qu’il se trouve à Athènes, il va vite prendre conscience de la face sombre de certains individus aux pratiques immorales. Au cours de son voyage, Nuri va pouvoir échanger des messages avec son cousin Mustafa, chacun faisant part de sa situation à l’autre.

Entre sa vie d’avant, l’existence difficile dans les camps et sa lutte pour rejoindre l’Angleterre avec sa femme sains et saufs, rien ne nous ai épargné. Comme je l’ai dit plus haut, Nuri est un personnage touchant qui attise le respect et la sympathie. Son amour pour sa femme est admirable, il fait tout pour la protéger, la préserver et lui faire plaisir malgré leur situation. Tous deux forment un couple solide face aux épreuves. Chacun espère pouvoir enfin voir la lumière au bout de ce tunnel sombre. Il y a des moments touchants, révoltants, mais aussi beaucoup d’espoir qui découle de ce roman. 

L’autrice a une jolie plume pleine de métaphores poétiques, elle arrive à nous transmettre les émotions de ses personnages et on se retrouve facilement transporté par l’histoire.

Un grand merci aux éditions du Seuil pour l’envoi.

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Je t’ai rêvé

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« Je ne pouvais me payer le luxe de prendre la réalité pour acquise. Je ne peux pas dire que je détestais tous ceux qui le faisaient, puisque c’était le cas du monde entier. Je ne détestais personne. C’est juste que je vivais dans mon monde. Mais ça ne m’a jamais empêchée de souhaiter vivre dans celui des autres. »

Auteur : Francesca Zappia

Année : 2015

Editeur : Robert Laffont

Nombre de pages : 442

Histoire : « La folie est son quotidien, rien ne la préparait à être « normale ».
– On joue au jeu des vingt questions ? – OK , mais c’est moi qui les pose cette fois. – Ça marche. – Si je devine en moins de cinq questions, je serai vraiment déçue. Il esquisse un sourire et répond : – Ne m’insulte pas. – Est-ce que tu es vivant ? – Oui. – Tu habites ici ? – Oui. – Je te connais ? – Oui. – Est-ce que je t’ai rêvé ? »

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Nous suivons Alexandra, dite Alex, qui essaye tant bien que mal de vivre comme une adolescente normale. Mais une chose l’en empêche : sa maladie. Alex a été diagnostiquée schizophrène à un très jeune âge. Difficile pour elle de créer des relations et de vivre sereinement, entre ses hallucinations et sa paranoïa. Alors qu’elle entre en terminale dans un nouveau lycée, pas question de se faire passer pour la fille malade et bizarre, elle va tenter de se fondre dans la masse afin de finir son année sans trop de problèmes. Dans ce nouveau lycée, elle va croiser la route de Miles, un garçon qu’elle pense avoir connu des années plus tôt. Cette rencontre va la troubler. Miles, dont les yeux bleus l’avait marquée, était-il bien réel ? L’avait-elle rêvé pendant tout ce temps ? Faisait-il parti d’une énième hallucination ?

Tout d’abord, j’ai aimé le fait de me retrouver dans la tête d’Alex, à se demander si telle ou telle chose est bien réelle, si son cerveau ne lui joue pas des tours, on en vient à douter tout comme elle et ça nous pousse à rester sur nos gardes, bien qu’on devine assez rapidement que certaines choses ne puissent pas être vraies… C’est un aspect intéressant du livre. De plus, j’ai trouvé Alex attachante. Elle tente de rester lucide malgré ses hallucinations, elle a du franc-parler et n’hésite pas à tourner les choses en dérision. J’ai même fini par apprécier Miles, et c’était pas gagné.

Par la suite, Alex et Miles vont devoir mener une enquête au sein du lycée, liée à un événement dramatique survenu des années plus tôt. Cette intrigue, un peu beaucoup WTF, tourne autour du directeur du lycée et le tableau des scores du gymnase… Ouais, dit comme ça, ça paraît déjà bizarre. J’ai trouvé cela peu crédible, et je pense que c’était là uniquement pour faire rebondir l’histoire. Certaines choses étaient prévisibles et too much. En bref, cette partie-là de l’histoire était vraiment bizarre.

De plus je regrette que la maladie d’Alex ne soit pas un peu plus exploitée. Pour une héroïne qui se démarque par sa schizophrénie, ça méritait d’être un peu plus développer. Hormis l’intrigue chelou autour du directeur, cela reste assez simpliste. Sans la maladie mentale, ce serait l’histoire banale d’une adolescente qui tente de s’intégrer dans un nouveau lycée. J’ai trouvé la relation entre Alex et Miles mignonne, mais ça s’arrête là. En revanche il y a une découverte à laquelle je ne m’attendais pas, et qui montre la cruelle réalité à laquelle peuvent être confrontées les personnes schizophrènes. 

Une lecture sympathique mais sans plus.

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Chasseuse de la nuit – Au bord de la tombe

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« Les vampires existent depuis des millénaires, et même si nous avons nos brebis galeuses, la majorité d’entre nous se contente de prélever un peu de sang par-ci par-là sans tuer personne. Et puis ce n’est pas comme si ton espèce était blanche comme neige. Hitler n’était pas un vampire, à ce que je sache ? Tu sais que j’ai raison. Les humains peuvent être aussi malfaisants que nous, ne l’oublie jamais. »

Auteur : Jeaniene Frost

Année : 2009

Editeur : Milady 

Nombre de pages : 504

Histoire : « Mi-humaine, mi-vampire, Catherine Crawfield traque les morts-vivants dans l’espoir de tuer son père, le monstre qui a fichu la vie de sa mère en l’air. Elle est alors capturée par Bones, un vampire chasseur de primes, qui lui impose une association contre nature: il aidera Cat dans sa quête et, en échange, ce très sexy prédateur de la nuit fera d’elle une chasseuse aux réflexes aussi acérés que ses crocs. Mais avant de pouvoir jouer les buteuses de démons, Cat est elle-même prise en chasse par une bande de tueurs. Forcée de choisir son camp, elle va vite se rendre compte qu’être une suceuse de sang a ses avantages… »

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Pour être honnête, j’ai souvent du mal avec les histoires de vampire. Mais pour le coup j’ai été agréablement surprise par ce premier tome.

Déjà j’aime le fait que l’héroïne, Cat, soit mi-humaine mi-vampire, ça change un peu. De plus c’est une jeune femme avec son petit caractère, qui possède de l’humour et de la répartie, et je l’ai trouvé attachante. Sa rencontre avec Bones va la mener vers une belle évolution, il va non seulement l’aider à s’améliorer en tant que chasseuse, mais également la mener à se découvrir véritablement, à lui faire prendre conscience de sa valeur et la réconcilier avec l’espèce des vampires, envers qui elle nourrissait une haine féroce.

J’ai bien aimé le duo Cat et Bones, ils se lancent des joutes verbales épiques et ne manquent pas d’humour. Leur histoire va se construire petit à petit, ils vont apprendre à travailler ensemble et à se faire confiance, mais ils devront faire face à de nombreux obstacles, particulièrement à la mère de Cat qui, contrairement à sa fille, reste complètement enfermée dans ses préjugés sur les vampires suite à un drame.

L’histoire n’a rien de très originale en soit, mais l’intrigue est bien ficelée et le rythme est dynamique. Cat et Bones s’allient pour faire face à des situations dangereuses, il y a de l’action qui arrive dès le début et le fil conducteur est bien construit. 

En bref une histoire qui mêle vampires-humains, baston, rebondissements et scènes un peu olé-olé, des personnages attachants, de l’amour, de l’humour et de l’action. Bonne lecture.

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