La Faucheuse – Tome 2 : Thunderhead.

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« Et chaque fois que j’assiste au comportement cruel d’un faucheur corrompu, j’ensemence des nuages dans le ciel et je fais pleurer le pluie. Parce que la pluie, ce sont mes larmes à moi. »

Auteur : Neal Shusterman

Année : 2018

Editeur : Robert Laffont

Nombre de pages : 571

Histoire : « Intelligence artificielle omnipotente qui gère la Terre pour l’humanité, le Thunderhead ne peut en aucun cas intervenir dans les affaires de la Communauté des Faucheurs. Il ne peut qu’observer… et il est loin d’aimer ce qu’il voit. »

000JUn an s’est écoulé depuis que Citra, devenue dame Anastasia, est devenue une faucheuse assermentée et continue d’accompagner dame Curie. Rowan, quant à lui, est devenu un hors la loi, se faisant appeler Maître Lucifer et glanant des faucheurs corrompus.

Autant j’avais eu un coup de coeur pour le premier tome, autant j’ai été un peu mitigée pour celui-ci. Pas mal de longueurs, répétitif, il y a certains bons éléments mais je n’ai pas autant savourer que le tome précédent. L’univers est plus exploité, on en apprend un peu plus sur le fonctionnement de la Communauté des Faucheurs, ainsi que la politique et la société, mais je me suis pas mal ennuyée malgré tout.

D’ailleurs, j’avais beaucoup apprécié le personnage de Citra dans le tome 1, mais ici elle m’a semblé un peu fade. De même pour Rowan, même si j’ai trouvé ses nouvelles péripéties plus intéressantes. Des nouveaux personnages font leur apparition, mais encore une fois je n’ai pas accroché avec eux, un en particulier que j’ai trouvé au début intéressant, mais qui au final manque cruellement de personnalité et de charisme. Et c’est dommage car il était pourtant déterminant pour l’histoire. En gros, tous les personnages m’ont complètement laissée de marbre. 

En revanche j’ai bien aimé le fait d’en apprendre un peu plus sur les « pensées » du Thunderhead. J’ai même réussi à éprouver de la sympathie pour cette intelligence artificielle, au détriment des autres protagonistes. Pour rester dans les personnages, je suis déçue du sort réservé à l’un d’eux, et d’ailleurs je n’en ai pas vraiment compris l’intérêt.

Un événement perturbateur va avoir lieu, mais pour ceux qui ont lu le premier livre vous devez peut-être deviner de quoi il s’agit. Quoique prévisible, j’ai trouvé que c’était une idée pas trop mal, surtout quand on voit la suite des événements dramatiques qui vont avoir lieu, et c’est grâce à ces événements que j’ai commencé à apprécier ce qui se passait dans les dernières pages. 

Même si ce second tome m’a laissée mitigée, le cliffhanger m’intrigue et rien que pour ça j’ai envie de connaître la suite. J’espère vraiment que le troisième tome sera à la hauteur.

Ma chronique sur le tome 1

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A beautiful sunny day ( 来たる晴れかけの明日よ)

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« Ces mains, elles sont capables de réparer n’importe quoi. Comment ne pas lui faire confiance ? Ses mains étaient si chaudes. Est-ce qu’un jour il réussira à me rafistoler ? »

Auteur : Aki Ueda

Année : 2018

Editeur : Taifu comics

Statut : One-shot

Histoire : « Le métier de Harehito et Ôjirô consiste à récupérer des objets cassés. Si les mains de Harehito peuvent retaper la plupart des choses, il en est certaines qu’il est incapable de réparer… comme le cœur brisé d’Ôjirô. Depuis le jour où Harehito a « ramassé » Ôjirô, les deux hommes ne se sont plus jamais quittés, arpentant les routes à la recherche d’objets à restaurer afin de leur accorder une nouvelle vie. Si les jours se ressemblent, les deux récupérateurs ne sont pas à l’abri de quelques surprises susceptibles de leur rappeler certains souvenirs passés… »

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Tout d’abord j’ai trouvé le thème assez original surtout pour un yaoi : récupérer des objets cassés afin de leur donner une seconde vie, ce qui crééer un parallèle avec nos deux héros.

La relation entre Hare et Ôjirô est forte, douce et mature. Hare a une personnalité enjouée et porte beaucoup d’attention à chaque objet qui arrive chez lui pour être réparé. Ôjirô est un peu plus sombre pour une raison qu’on ignore au début. Leur passé est brièvement abordé, d’ailleurs un événement particulier a lieu mais il a été exploité avec maladresse, même s’il était sans doute essentiel pour l’évolution de la relation entre les protagonistes. Mais c’est dommage que ça ait été amené de cette manière, car c’est un peu du gâchis.

Au fur et à mesure ils vont révéler des blessures intérieures rappelant les objets brisés : le sentiment d’inutilité et d’abandon. Hare et Ôjirô cachent chacun une blessure, mais ils peuvent compter l’un sur l’autre pour avancer. Ils forment un joli duo, ils se cherchent, se titillent, se soutiennent… 

Ici pas de romances teenages vues et revues, et c’est une bonne chose, ça change. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance estivale et le métier de récupérateur/réparateur qui est trop peu abordé en temps normal. Une jolie histoire avec un thème original, des personnages authentiques, un univers dépaysant.

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Le Prieuré de l’Oranger

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« Celui qui porte les chaînes est mille fois plus grand que celui qui l’entrave. »

Auteur : Samantha Shannon

Année : 2019

Editeur : De Saxus

Nombre de pages : 958

Histoire : « Un monde divisé. Un reinaume sans héritière. Un ancien ennemi s’éveille. La maison Berethnet règne sur l’Inys depuis près de mille ans. La reine Sabran IX qui rechigne à se marier doit absolument donner naissance à une héritière pour protéger son reinaume de la destruction, mais des assassins se rapprochent d’elle… Ead Duryan est une marginale à la cour. Servante de la reine en apparence, elle appartient à une société secrète de mages.
Sa mission est de protéger Sabran à tout prix, même si l’usage d’une magie interdite s’impose pour cela. De l’autre côté de l’Abysse, Tané s’est entraînée toute sa vie pour devenir une dragonnière et chevaucher les plus impressionnantes créatures que le monde ait connues. Elle va cependant devoir faire un choix qui pourrait bouleverser son existence. Pendant que l’Est et l’Ouest continuent de se diviser un peu plus chaque jour, les sombres forces du chaos s’éveillent d’un long sommeil…
Bientôt, l’humanité devra s’unir si elle veut survivre à la plus grande des menaces. »

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Je ne pouvais pas ne pas vous écrire une chronique sur cette brique dont tout le monde parlait ! J’ai tellement aimé ohlalaaaaa ! Pourtant c’était pas gagné au début, mais au fil des pages j’ai commencé à comprendre le scénario ainsi que la place que tiennent les protagonistes, et j’ai pu profiter pleinement.

Il y a de cela un millénaire, Gallian Berethnet a mit fin à la terreur du Sans-Nom. Depuis, ses descendantes règnent sur le reinaume d’Inys, situé à l’ouest. Chaque reine a pour but de donner naissance à une fille, car tant que la lignée Berethnet perdurera, le Sans-Nom demeurera prisonnier. Sabran IX est l’actuellement reine d’Inys qui ne cesse de rejeter ses prétendants, menaçant ainsi sa lignée. A ses côtés se tient Ead, sa servante, qui est en réalité une mage et tueuse d’élite. De l’autre côté, en Seiiki situé à l’est, Tané, jeune fille orpheline et solitaire, s’apprête à servir dans la garde marine et devenir dragonière, afin d’être digne de chevaucher une créature mythique : un dragon. Entre elles d’autres personnages s’ajoutent, mais ce sera à vous de découvrir.

Alors que tout ce petit monde vit tranquillement (ou presque), les troupes draconiques s’en viennent annoncer le réveil éminent du Sans-Nom, en ravageant tout sur leur passage. Forcément, il va falloir que les différentes contrées s’unissent afin d’affronter les forces démoniaques, mais ça ne sera pas du gâteau ! Car de nombreux conflits sont présents entre la Seiiki et l’Inys, notamment des divergences religieuses en ce qui concerne Gallian Berethnet et les dragons. Sachant qu’en Inys les dragons sont craints, tandis qu’en Seiiki ils y sont vénérés. Bref, on sent que ça ne va pas être facile de mettre tout le monde d’accord pour unir ses forces face à la menace qui se prépare. 

On y apprend donc le fonctionnement des différentes sociétés, leurs conflits, leurs cultures, leurs langues… Nous suivons différents points de vue qui changent à chaque chapitres, en passant d’un bout du monde à l’autre. Des personnages très différents mais qui ont tous une histoire et une personnalité qui leur est propre, et chacun a un rôle à jouer. On s’attache à certains, on peut en détester d’autres, mais tous agissent pour un but précis. D’ailleurs j’ai beaucoup aimé Ead, si tout le livre n’avait été que de son point de vue ça ne m’aurait pas dérangée ! Mais au final chaque point de vue est intéressant, même si comme d’habitude il y a des préférences. Je pense néanmoins qu’il faut un peu de temps pour bien situer chaque personnage et leur place dans l’histoire.

Un des points forts de ce livre est le fait que les femmes sont beaucoup plus mises en avant. Ici, pas de princesses sages en détresse, ce sont les femmes qui gouvernent et qui prennent les décisions. Les messieurs ne sont pas en reste, mais c’est clairement la gente féminine qui prédomine. Et bien sûr, que serait un roman fantasy sans ses créatures mythiques ? En effets, les dragons et autres créatures sont présentes dans l’histoire, mais je m’attendais à les voir plus que ça. 

En soit, l’intrigue n’est pas si originale que ça, on suit la trame de la plupart des romans fantasy, avec le retour du grand méchant qu’il faut éliminer à nouveau, et j’y ai trouvé quelques longueurs à certains moment. Mais hormis cela, j’ai beaucoup aimé l’univers, l’ambiance, et surtout les personnages. J’étais triste de les quitter en refermant ce livre.

J’ai été très satisfaite de cette lecture, j’ai à peine vu ces 958 pages défiler ! Certes, cette grosse brique peut faire peur à première vue, mais une fois plongé dans l’univers vous ne voudriez plus en sortir ! Le Prieuré de l’Oranger fait incontestablement partie de mes meilleures lectures de 2020. 

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