Red Rising – Tome 1

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« L’acier a du pouvoir. L’argent a du pouvoir. Mais, bien plus que tout le reste, les mots ont du pouvoir. »

Auteur : Pierce Brown

Année : 2014

Edition : Hachette

Nombre de pages : 473

Histoire : « « J’aurais pu vivre en paix. Mes ennemis m’ont jeté dans la guerre. »
Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux avec l’amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir. Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepté au légendaire Institut, y être formé avec l’élite des Ors, dans un terrain d’entraînement grandeur nature.
Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille où règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé. »

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L’histoire se passe dans une société axée vers la conquête spatiale et hiérarchisée selon ses couleurs : les Rouges sont au plus bas de l’échelle sociale tandis que les Ors en sont l’élite. Il y a également d’autres couleurs dans cette caste sociale mais on ne s’y attardera pas pour cette chronique. (cliquez ici pour vous faire une idée). Notre personnage principal, Darrow, est un Rouge qui fait parti de ceux qui doivent travailler dur afin de rendre le sol de Mars habitable.

Dans un premier temps on nous présente les conditions difficiles dans lesquelles vivent les Rouges. Darrow n’aspire pas à grand chose, si ce n’est de vivre sa vie tranquillement à l’abri du besoin et aux côtés de sa femme Eo. Mais après un événement traumatisant pour lui, la vie de Darrow va prendre un tournant décisif qui va le changer à tout jamais. Avec l’aide de quelques rebelles, il va totalement se transformer et oublier l’ancien lui afin de se frayer une place parmi les Ors et il va se retrouver au centre d’une rébellion. Le règne des Ors a assez duré et il est temps d’y mettre un terme… Mais Darrow va devoir faire face à de nombreux obstacles et toutes ses certitudes vont voler en éclats. 

Il faut vraiment suivre car sinon on se retrouve largué, avec toutes les règles de cette société, les stratégies lors de la grande épreuves, les personnages… J’ai beaucoup apprécié Darrow. Même si au début il n’a pas du tout le profil d’un héros, et qu’à certains moments il peut être impulsif, je l’ai trouvé profondément humain et attachant. Il a également droit à une belle évolution. 

J’y ai parfois trouvé quelques longueurs notamment lors de la grande épreuve qui occupe une bonne partie du livre, mais l’histoire reste entraînante et certains événements sont vraiment cruels voire dégueulasses. On a droit à des trahisons, des retournements de situation, des scènes sanglantes, mais aussi à de l’amitié, à de l’amour et à des paroles bien crues qui m’ont fait rire à certains moments. 

C’est un univers sombre, riche et complexe fourmillant de détails, avec un langage cru, des personnages passionnants… Un mélange de science-fiction et de dystopie, mais de dystopie mature, elle ne conviendra pas forcément à tout public. En tout cas c’est un livre que je conseille !

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Coeur de hérisson (恋するハリネズミ)

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« Moi, je pense que pour lui, votre rencontre est importante. Tu sais, je suis persuadé que nous rencontrons les personnes dont nous avons besoin au moment où nous avons le plus besoin d’elles. »

Auteur : Nao Hinachi

Année : 2014 

Editeur : Kazé Manga

Statut : 5 tomes (terminé)

Histoire : « Hozuki est le mauvais garçon du lycée, connu pour être bagarreur et insociable… Seule Kii, une fille de sa classe, le voyant comme un hérisson sur la défensive, se prend d’affection pour lui et lui adresse la parole. Une amitié naît entre eux, évoluant rapidement en amour du côté de la jeune fille. Mais, face à Hozuki qui n’arrive pas à faire la différence entre ces deux sentiments, leur relation s’annonce compliquée… »

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Peu après avoir adopté un petit hérisson dans une animalerie, Kii croise la route du sombre Hozuki après que le jeune homme se soit bagarré. Au début intimidée, Kii le compare à un hérisson qui se replie sur lui-même et qui sort ses épines lorsqu’il se sent menacé. Elle va devenir intriguée par ce garçon solitaire, et peu à peu, le hérisson va sortir de sa carapace. Tous deux vont se rapprocher jusqu’à devenir inséparables. Mais les amies de Kii la mettent en garde contre Hozuki car le jeune homme a une mauvaise réputation…

L’histoire en elle-même n’est pas originale, elle suit la trame d’un shojo classique. Mais la métaphore du hérisson apporte un petit truc en plus, surtout que j’ai adoré la relation entre Kii et Hozuki. On apprends que sous ses grands airs Hozuki peut se révéler touchant et qu’il cache une sensibilité, de plus il fait tout pour rendre Kii heureuse malgré les obstacles qui vont se mettre sur leur route. Une personne en particulier va tenter de semer la zizanie entre eux, et j’ai d’ailleurs été un peu agacée par la naïveté de Kii. Mais encore une fois, ça fait parti des classiques du shojo.

Le jugement revient assez souvent dans l’histoire. Le rejet, la peur du regard des autres… En effet, leurs camarades ne comprennent pas ce rapprochement, surtout que Kii et Hozuki semblent être l’exact opposé. Mais bien que des différents, tous deux sont complémentaires. La mangaka tend également à aborder un autre sujet important par la mère d’Hozuki qui est peu présente et accro à son travail.

C’est une histoire toute douce, c’est frais, divertissant et plein de tendresse. On s’attache à ce petit couple adorable et on passe un bon moment. 

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Lady Helen – Le Club des mauvais jours

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« Je sais que c’est difficile à admettre, mais des êtres non humains sont à l’œuvre dans nos cités, et certains talents sont nécessaires pour les contenir. Ceux-là même que vous et moi possédons. Pendant des siècles, les Vigilants ont agi seuls, mais Mr Fielding nous a tous réunis au sein du club des mauvais jours. »

Auteur : Alison Goodman

Année : 2016

Editeur : Gallimard Jeunesse

Nombre de pages : 608

Histoire : « Londres, avril 1812. Lady Helen Wrexhall s’apprête à faire son entrée dans le monde. Bientôt, elle sera prise dans le tourbillon des bals avec l’espoir de faire un beau mariage. Mais d’étranges faits surviennent qui la plongent soudain dans les ombres de la Régence : une bonne de la maison disparaît, des meurtres sanglants sont commis et Helen fait la connaissance de lord Carlston, un homme à la réputation sulfureuse. Il appartient au Club des mauvais jours, une police secrète chargée de combattre des démons qui ont infiltré toutes les couches de la société. Lady Helen est dotée d’étranges pouvoirs mais acceptera-t-elle de renoncer à une vie faite de privilèges et d’insouciance pour basculer dans un monde terrifiant ? »

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Ce livre me faisait de l’oeil depuis longtemps et quand j’ai vu qu’il était sorti en format de poche je me suis lancée. 

Issue de la haute société anglaise, lady Helen vit avec son oncle et sa tante depuis le décès de ses parents. Mais les choses sont tendues entre elle et son oncle qui la méprise, car selon lui elle tient beaucoup trop de sa mère. Ses parents avaient été accusés de trahison avant leur mort, et cette trahison colle à la peau de lady Helen. 

Nous sommes plongés dans l’aristocratie anglaise du 19ème siècle avec les coutumes des grandes gens, les règles de bienséance, les tenues vestimentaires, les nombreux bals… D’ailleurs, Helen n’a rien de l’héroïne fantastique qu’on s’imagine : elle tend à faire un beau mariage, à devenir une mère et épouse modèle, tel est censé être son destin.

Mais depuis toute petite, elle a le sentiment d’être différente sans trop savoir pourquoi, jusqu’à ce qu’elle rencontre le fameux lord Carlston, qui va révéler à lady Helen sa véritable nature. Elle est une Vigilante, tout comme sa mère, ce qui explique ses pouvoirs et le fait qu’elle doive servir la cause du Club des mauvais jours, qui tend à lutter contre des démons appelés les Abuseurs. Ces démons ont la particularité de se fondre dans la société, ce qui les rend d’autant plus dangereux.

Sincèrement, au début je m’ennuyais, ça mettait du temps à démarrer, il y avait pas mal de longueurs, j’ai d’ailleurs faillis abandonner. Mais lorsque lady Helen rencontre lord Carlston, et surtout lorsqu’elle découvre l’existence de ses pouvoirs et du Club des mauvais jours, les choses commencent à devenir intéressantes et on est enfin plongé dans l’action.

J’ai beaucoup aimé lord Carlston que j’ai trouvé très charismatique malgré la mauvaise réputation qu’il traîne et sa personnalité plutôt froide. Lady Helen est aussi un personnage appréciable, c’est une jeune femme loyale, intelligente, soucieuse des autres. Aidée de lord Carlston, lady Helen va devoir apprendre à accepter sa nouvelle condition de Vigilante et mettre de côté ses obligations d’aristocrate. Elle va également s’imposer mais aussi s’opposer à certaines choses dans une époque où les femmes n’étaient pas estimées à leur juste valeur. 

Ce premier livre laisse des questions sans réponse, mais j’imagine que l’on va en apprendre bien plus dans les prochains tomes, notamment sur le passé de lord Carlston qui reste très mystérieux. J’ai également bien aimé le mélange entre le fantastique et l’époque de la régence anglaise. Pour moi c’était comme lire un mélange entre Jane Austen et Cassandra Clare. Même si au début il y a eu des longueurs qui m’ont un peu rebutée, ça a été par la suite une bonne lecture et j’ai bien envie de découvrir la suite.

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Le Berceau des Esprits (魍魎の揺りかご)

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« Ma…ma voix refuse de sortir ! C’est parce que le malade n’est pas loin… Si je crie, lui aussi risque de me repérer ! »

Auteur : Kei Sanbe

Année : 2010 – 2013

Editeur : KI-OON

Statut : 6 tomes (terminé)

Histoire : « Un groupe de lycéens se retrouve enfermé sur un bateau retourné en pleine mer. Ils émergent de l’accident complètement désorientés. Mais au milieu des salles éventrées et de l’eau qui monte, un danger plus menaçant encore les attend : ils sont entourés de zombies. Armé de pelles et de pioches, le petit groupe, qui sait que toute erreur lui sera fatale, entame une longue remontée vers la surface et la vérité : qu’est-il arrivé au bateau ? D’où viennent les zombies qui infestent les couloirs ? »

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J’aime beaucoup les oeuvres de Kei Sanbe, après avoir adoré Erased et L’île de Hôzuki je me devais de lire ce manga. Le mangaka nous présente ici une histoire en 6 tomes bien plus gore que ses oeuvres précédentes. 

Le cauchemar commence pour toute une classe de lycéen en sortie scolaire dont le bateau s’est retourné en pleine mer et qui s’avère être infesté de zombies. Entre la menace des morts-vivants et le bateau qui coule petit à petit, on peut dire que nos protagonistes ont un karma de folie !

Nous retrouvons un groupe de personnages assez cliché : le gars ténébreux et intelligent qui trouve des solutions à tout, la fille mignonne mais courageuse, et j’en passe et j’en passe… mais bien que cliché, j’ai fini par plus ou moins m’attacher à certains. Par la suite on suit d’autres groupes de survivants qui vont tout faire pour échapper à la menace des zombies mais également à un psychopathe qui les poursuit. Nous voyons clairement jusqu’où l’humain est prêt à aller pour s’en sortir vivant. Les scènes sont gores et l’ambiance est oppressante, la folie s’étant clairement emparé du lieu. Nos personnages vont devoir unir leurs forces pour survivre à cette menace et s’échapper du bateau.

J’étais parfois sous tension à me demander s’ils allaient finir par s’en sortir à tel ou tel moment. Certains deviennent parano car ils comprennent que cette folie meurtrière est contagieuse, ce qui va créer des tensions. Et les tensions dans un groupe qui tente de survivre ne font pas bon ménage. Un personnage en particulier va enchaîner les trahisons et c’est d’ailleurs le personnage que j’ai trouvé le plus intéressant malgré ses coups bas. Au fil des tomes s’enchaînent : des morts, du gore, de la manipulation, de la stratégie, des sacrifices. Le danger est partout, la moindre inattention et c’est la mort assurée. Dans l’ensemble j’ai apprécié l’histoire même si je trouve la fin un peu nunuche.

Selon moi ce n’est pas le meilleur de Kei Sanbe mais on passe néanmoins un bon moment, une histoire pleine de suspense et de tension avec son quota de scènes sanglantes, je pense que ça plaira surtout à ceux qui aiment le genre. 

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Coup de ❤️ octobre 2019 : La Faucheuse (tome 1)

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« Le Thunderhead nous a donné un monde parfait. L’utopie dont nos ancêtres se contentaient de rêver est devenue notre réalité. Il n’y eut qu’une chose sur laquelle le Thunderhead ne put pas exercer son autorité.
La Communauté des Faucheurs. »

Auteur : Neal Shusterman

Année : 2016

Editeur : Robert Laffont

Nombre de pages : 493

Histoire : « Les commandements du Faucheur : Tu tueras. Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation. Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue. Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté. »

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Avec l’engouement qu’il y avait autour de ce livre depuis quelques temps, je me devais de m’y mettre enfin. Et comme chaque livre un peu « à la mode », j’ai toujours peur d’être déçue. Et ça n’a pas du tout été le cas pour celui-ci !

L’histoire se passe des siècles après le notre. Dans un monde où la société a vaincu la mort, la vieillesse et la maladie. Les gens ne mourant plus comme à l’époque de l’Âge de la Mortalité, le système des faucheurs a été mis en place pour faire face à cette surpopulation et ainsi en éliminer un quota. En effet, le seul moyen de mourir réellement est d’être « glané » de la main d’un faucheur. Les faucheurs sont crains par la population, car ils peuvent frapper n’importe quand et n’importe qui. Tout ce petit monde évolue désormais sous l’oeil du Thunderhead

Nos deux personnages principaux, Citra et Rowan, sont deux adolescents qui vont être amenés contre leur gré à devenir des faucheurs professionnels. Ils vont finir par donner le meilleur d’eux-même mais vont être confronté à de nombreux obstacles, à des règles strictes et complexes, et notamment découvrir les faces sombres de la Communauté des Faucheurs.

J’ai beaucoup aimé Citra de par son fort caractère et son franc-parler, je l’ai trouvée vraiment attachante. Quant à Rowan, je l’appréciais au début mais par la suite je ne savais plus trop quoi en penser. J’attends de voir ce qu’il adviendra de lui dans les prochains tomes.

L’univers est à la fois impitoyable, cruel et fascinant. Il y a également beaucoup d’humanité qui en découle. Je ne saurais même pas dire s’il s’agit d’une dystopie ou d’une utopie. Ce livre nous amène à nous poser des questions sur l’évolution des sciences et de l’humanité. Nous craignons la mort, mais si la mort n’existait plus, si elle n’était plus aussi « naturelle », dans quel genre de société vivrions-nous ? Quels seraient les enjeux ?

Pour ma part il s’agit d’un coup de coeur, un excellent livre avec un sujet très intéressant et puissant, avec des rebondissements, des personnages à la fois complexes, attachants ou détestables, mais qui dans tous les cas ne laissent pas indifférent. Un des rares points négatifs est cette romance que je trouve en trop. Mais hormis cela, rien d’autre à redire. Vous l’aurez compris, j’ai plus que hâte de découvrir la suite de ce roman.

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